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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 19:32







"La psyché globale, qui comprend l'ensemble dynamique conscient-inconscient, se développe à travers des crises de transformation successives , des métanoïa, où l'ancienne forme ( la chenille) après une période étrange ( le cocon) peut - si le processus s'accomplit à son terme- accéder à une forme nouvelle (le papillon).

La "maladie psychique", fait aussi partie du processus car elle engendre un déséquilibre qui contraindra l'ensemble à "inventer" un nouvel équilibre.

Dans la vie courante, nous connaissons bien la crise d'adolescence, qui conduit normalement le sujet de l'état d'enfant à l'état d'adulte. Mais ce n'est pas la seule "crise" de notre vie. La psychanalyse freudienne a rendu célèbre le passage oedipien. Il en est d'autres. Je renvoie mon lecteur à toute l'oeuvre de Pierre Solié, à ce sujet , avec ses deux livres principaux, "La femme essentielle" et "Le sacrifice", où il retrace l'itinéraire de psyché, avec dans l'enfance les trois étapes de l'oralité, l'analité et la génitalité, puis à la suite du retournement opéré par la crise du milieu de vie, les trois étapes spirituelles d'Eros, Charitas et Agapé.

A chaque passage ( Pierre Solié en décrit sept), trois forces s'opposent et se conjuguent, pour l'accomplissement de la crise: le maternel, force de conservation de l'ancien, qui résiste ( les forces chtoniennes), le paternel, force d'attraction qui pousse vers le futur (les forces ouraniennes) et le Soi, qui réalise la métanoïa, par la conjonction des opposés, créant une nouvelle forme, qui transcende ancien et nouveau, passé et futur, maternel et paternel.

Ainsi s'accomplit: "Rien n'est comme avant , et pourtant tout est comme avant".

La logique du Soi est paradoxale; son itinéraire n'est pas linéaire mais , de rupture en rupture, engendre les formes nouvelles de la vie. Il est créateur. De métanoïa en métanoïa, psyché s'affine ( les Hindous la nomment corps subtil), devient de plus en plus subtile, jusqu'à son accomplissement dans cette "fine pointe de l'âme", dont parlaient les mystiques chrétiennes du Nord, et Thérèse d'Avila, fine pointe apte à toucher le divin dont elle provient, et à se laisser toucher par lui.

Ainsi, parvenu au seuil du plus grand, le sujet se tient; ayant allumé la lampe, il veille, car , nous dit Jésus: "Vous ne savez ni le jour, ni l'heure"
 et Lee Lozowick: "La seule grâce est d'aimer Dieu" "


Lily Jattiot
La fine pointe de l'âme



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