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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 22:53




L'amour est le miracle d'être entendu jusque dans nos silences, et d'entendre en retour avec la même délicatesse :


la vie à l'état pur,  aussi fine que l'air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse.


C.Bobin
Ressusciter
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 00:00


"A l'irrémédiable il faut se soumettre, mais la volonté qui survit à la défaite a un pouvoir infiniment supérieur à la volonté qui triomphe; et le juste quand il abdique, s'élève au-dessus des circonstances et impose sa personnalité à l'obstacle même qui vient de le briser.


Les obstacles que nous rencontrons n'ont pas pour but de nous briser mais de nous assouplir.
Les obstacles ne sont pas seuls à nous barrer la route du bonheur; souvent nous avons à diriger nos efforts, non pas au dehors, mais au dedans, contre les sentiments qui nous animent. L'entrave qu'on ne peut pas briser extérieurement est presque toujours destinée à se dénouer intérieurement . Il y a des biens auxquels il ne faut jamais renoncer mais dont il faut, par moments, apprendre à se passer, sans cesser pour cela d'espérer et de vivre.
Obstacle extérieur, obstacle intérieur; même quand nous les voyons tous, il n'est pas en notre pouvoir de les supprimer sur l'heure. Tout progrès est le résultat d'un long travail, il faut du temps pour acquérir l'intelligence et les forces nécessaires qu'exigent un état supérieur. Et c'est là l'épreuve où sombre souvent la foi."


Jeanne de Vietinghoff
L'intelligence du Bien


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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 07:23



"Quand on a tout essayé pour sortir de la prison où le sort nous a cloués,  il n'y a plus qu'à se résigner, mais à se résigner en se libérant de ses chaînes, c'est-à-dire en vivant intérieurement comme si nous étions libres.

II y a d'abord une lutte à outrance, un acharnement désespéré des forces du passé contre notre individualité qui s'affirme, puis ces forces s'émoussent, nous devenons moins accessibles aux forces anciennes, auxquelles se mêlent déjà des éléments d'un caractère différent : amitié, occupations, circonstances se présentant sous une autre forme; il semble que nous venions d'entrer dans une ère nouvelle où le destin a d'autres façons, d'autres habitudes. On se sent dépaysé dans sa propre vie; puis , soudain, il y a comme une reconnaissance des lieux, une réminiscence du rêve lointain!... Dieu aurait-il réalisé ce que fut notre pensée suprême?
A mesure que nous avançons, la nouvelle direction se dessine, et nous assistons à un de ces revirements de fortune qui étonnent autant ceux qui en sont l'objet que ceux qui en sont les témoins. Il semble que, le destin, comprenant enfin à qui il avait affaire, s'efforce d'adapter les évènements aux véritables besoins de l'être.

Cependant il arrive à l'âme la plus forte de devoir attendre, pour réaliser son rêve, que, la vie ait achevé de payer sa dette au passé. C'est ainsi que nous semons souvent sans recueillir, et que nous recueillons où nous n'avons pas semé ; "nous recueillons ce que nous avons semé", fut-ce dans une vie précédente, et nous semons ce que nous recueillerons dans une vie à venir
." (Voir suite)

Jeanne de Vietinghoff
L'intelligence du Bien


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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 07:22



Il y a deux espèces de silence : le silence de la mort, où plus rien ne bouge, et le silence de la Vie où rien n'arrête plus le mouvement de la transformation.


K.G.Dürckheim

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 07:32





  "Ton corps entier , d'un bout de l'aile à l'autre , n'est rien d'autre qu'une forme de ta pensée , dans une forme que tu peux voir.
Brise les chaines de ta pensée , et tu briseras aussi les chaines de ton co
rps."


 








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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 17:33






Dans la peur qui vient du bord de l'eau, du bord d'une écriture , ou d'un amour, on est appelé à se lâcher, à quitter cette proximité où l'on se trouve avec soi-même, pour aller vers ce qu'on ignore, vers l'inconnu de soi. D'ailleurs, ce n'est pas nécessaire de vivre de grandes choses pour toucher à cette mort de soi. La contemplation - le fin regard sur les choses, la pure attention au monde - est  comme une mort minuscule, un éloignement de soi aussi entier que dans un amour fou.
La contemplation est amour ou n'est rien.


                                                            La merveille et l'obscur.


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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 07:30


..
Photo de Boubat


 
Être vivant, c'est être vu, entrer dans la lumière d'un regard aimant.

Christian Bobin


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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 18:28





C'était hier.
Alors que la ville ployait sous le vent et la neige, tu m'as surpris au détour d'une rue. Les larmes que tu m'as arrachées m'ont réchauffé d'une façon essentielle, le visage autant que l'âme. J'en tremble encore.
Noël avait jeté sur le trottoir des centaines d'humains affolés à l'idée de manquer de cadeaux et de nourriture lors des festivités à venir . (...)
Une fois que mes sacs eurent englouti l'ultime cadeau nécessaire, je songeai à me réfugier dans un taxi pour rentrer et je trottai vers une station.
C'est là que tu intervins.
Une musique me fit pivoter : une chorale chantait ;



Il y avait dans l'air quelque chose de probe, de recueilli qui m'immobilisa.(...)
A cause de la neige, je ne pouvais poser mes paquets au sol par crainte que l'humidité ne les amollisse; je demeurais donc debout, les bras chargés, les épaules lourdes, les paumes sciées, à me laisser pénétrer par le mystère qui envahissait l'espace.
Quelques secondes plus tard, les larmes jaillirent de mes paupières, violentes, chaudes, salées, sans que je puisse les essuyer.
Où étais-tu lorsque tu écrivis cela? en quelle année? Quel mois?
En tout cas , grâce à toi , je découvrais soudain où je me trouvais.
Je haussais la tête.
Noël au pied d'une cathédrale...
Je n'avais rien remarqué auparavant.(...)
...Noël...
Tu me révélais que nous vivions un moment sacré.

Eric-Emmanuel Schmitt
Ma vie avec Mozart

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 12:37




Ce matin...m'attendaient :
  un petit mal de gorge , un vendeur de poulet pas clair sur les prix, une fleuriste souriante et artiste, un petit café, une bonne nouvelle , des coïncidences , un très grand bonheur à découvrir les bienfaits de la pratique,  et une immense gratitude pour la vie.
Sylvie




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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 22:35



                                                                 Christian Bobin





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