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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 20:21


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"A mesure que nous avançons dans la vie , que nous comprenons mieux l'insuffisance des choses les meilleures pour rassasier les ardeurs de notre âme , nous devenons plus indifférents aux biens du monde ; nous les poursuivons d'un pas plus ralenti , nous souffrons moins et moins longtemps de leur perte ; certaines émotions se sont émoussées , nous nous sentons vieillis . En effet , je désire moins l'objet de mes rêves , lorsque je découvre un objet qui lui est supérieur , cet autre objet dût-il me causer moins de transports par le fait qu'il est invisible et indéfinissable : mais être plus calme n'est pas être moins vivant; il y a dans la tranquilité du sage qui contemple la vie dont il ne dépend plus , autant d'ardeur et d'espérance que dans la passion fougueuse de l'adolescent .
(...)
Se détacher , ce n'est pas devenir moins capable d'aimer , mais bien renoncer à aimer ce qui n'en vaut pas la peine . Le détachement de parti pris est une erreur  : on ne se détache pas par la volonté : au contraire , plus on veut renoncer à une chose , plus on y tient . Le détachement voulu n'est qu'un mensonge envers soi-même dont , tôt ou tard , la nature trahie se vengera . Il n'y a d'efficace que le détachement naturel , qui est le produit logique de nos expériences . Ce détachement graduel ne risque jamais de briser nos forces vitales , parce qu'il est proportionné à nos progrès spirituels"

Jeanne de Vietinghoff
L'intelligence du bien
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 23:42



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"O échanson , offre-nous encore tes coupes
Laisse les autres nous traiter d'ivrognes
Laisse-les s'étonner de notre folie
Laisse-les s'étonner de voir
Que nous ne sommes pas encore assagis"


Halil Negiboglu : voix
Kudsi Ergünner : Ney
Bijanne Chemirami : daf
"Le rythme et la parole"

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 23:01

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"Vos parents n'ont pu être ce qu'ils auraient dû vraiment être , c'est-à-dire neutres , sans émotions , vous restez si marqués par votre enfance , l'enfant qui subsiste en vous est encore là si puissant avec toutes ses blessures , que vous ne pouvez pas du tout croire que quelqu'un puisse être vraiment neutre  , sans émotions , en face de vous . Vous vivez sur la défensive , dans la méfiance , craignant toujours d'être trahi , abandonné , incompris , mal dirigé , trompé par le gourou  , quelle que soit sa bonne volonté ou sa sympathie à votre égard . Si ce n'est pas consciemment , c'est inconsciemment . Vous avez toujours rencontré en face de vous quelqu'un qui était un autre que vous  , avec ses problèmes à lui , qui s'opposaient aux vôtres . (...)
 Vous ne pouvez pas croire qu'il puisse exister un type de relation absolument différent , dans lequel celui qui vous écoute , vous regarde , vous parle , n'existe plus en tant qu'ego , n'est plus soumis au désir , à la peur , à l'attraction , à la répulsion , n'est plus prisonnier du voile ou de l'écran du mental , autrement dit est un avec vous , n'est pas un autre que vous ."


A.D.

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 22:25

       

         "Il n'y a pas de pratique sans intention pure "

jardin-zen-copie-1.jpg 

                                            

 Daniel

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 23:28



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Christian Bobin

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 21:44

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J’aimerais savoir ce qui en toi

Me rend fou

J’aimerais savoir ce qui en toi

Me fait pleurer

Quand je suis avec toi

C’est comme si je n’étais personne

Quand je suis avec toi

C’est comme si je pouvais voler

 

J’aimerais savoir ce qui en toi

Me laisse sans voix

J’aimerais savoir ce qui en toi

Me rend l’espérance

Comment peux-tu me toucher si profondément

Pourquoi est-ce que je ne peux plus dire non

J’aimerais savoir pourquoi

Tu crées cette ouverture en moi

J’aimerais savoir

Ce qui me permet de ressentir

Pourrais-tu être celui qui me sauve

Pourrais-tu soigner ma souffrance

 

 

J’aimerais savoir ce qui en toi…

Oh ne me le dis pas

Il vaut mieux que certaines choses

Restent un mystère

 J’aimerais savoir ce qui en toi

Inutile de me le dire …

Le cœur parle un langage

Qui montre le chemin

 

J’aimerais savoir ce qui en toi

Me dit que tu es sacré

Pourquoi me rends-tu si léger

Sens-tu la même chose que moi

Où est-ce que je rêve

Est-ce que tu m’aimes

De toute ta puissance

 Quels sont ces sentiments que tu m’inspires

Toutes ces joies nouvelles pour moi

Dis-moi que tu ne laisseras pas

Ton amour s’en aller

Je suis si heureux

Que tu sois ma poésie

 

 

J’aimerais savoir ce qui en toi…

Oh ne me le dis pas

Il vaut mieux que certaines choses

Restent un mystère

 J’aimerais savoir ce qui en toi

Inutile de me le dire …

Le cœur parle un langage

Qui montre le chemin 

 

 

Chanson de Lee Lozowick , Stan Hitson

 Liars, gods and beggars

 

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 20:04

Mon amie Jeanne m'a offert ce petit livre de POLLY DÖGE , 
qu'elle a trouvé sur le stand des livres et disques de Mr LEE ...
Un livre décapant qui remet les idées en place ...


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"Du point de vue de l'univers , nous sommes déjà en communion (...) . Du point de vue de l'univers , la souffrance inhérente à la relation vient de ce que nous ne parvenons pas à reconnaître que , pour commencer , nous ne sommes pas séparés . Dans la communion , il n'y a pas de souffrance parce qu'il ne reste plus personne pour souffrir .

Essayez de dire ça à l'ego et vous allez vous retrouver confronté(e) à quelquechose qui est  encore moins préparé à abandonner sa souffrance qu'il ne l'est à abandonner quoi que ce soit d'autre.

La souffrance est le dernier bastion de l'ego contre l'inattaquable et immuable réalité de la communion telle qu'elle est manifestée par l'Univers à tout moment de l'existence . (...)

Ne sous-estimez pas l'ego ; il vous tuera plutôt que de vous voir entrer en communion . Je ne plaisante absolument pas ; il vous mènera au suicide , il vous mettra en situation de provoquer quelqu'un qui vous tuera , il  réveillera toutes les impulsions auto-destructrices que vous avez jamais eues  et toutes les intentions meurtrières que chacun a jamais eues dans votre entourage , plutôt que de vous voir entrer en communion qui signe sa mise au rencart . Vous êtes vraiment en danger , juste maintenant ; vous ne souffrez pas de paranoïa . Et le pire de tous vos ennemis est à l'intérieur de vous ."

Polly Döge

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 18:34

Je viens de terminer le livre d'Eric E ,
 "M. , un parcours auprès d'A. D." . 
La description de la relation au maître m'a beaucoup touchée :


undefined"J'ai mis beaucoup de temps à réaliser que je serai toujours amené à rencontrer des situations , mais que celles-ci , avec plus de maturité , peuvent être abordées dans une perspective différente. Grâce au lien à Arnaud , à son accompagnement clairvoyant et compatissant pendant de si longues années , le contexte intérieur dans lequel je me situe a changé . Par la magie du coeur à coeur , une lente éclosion a été amorcée . Elle correspond à une transformation progressive de l'être qui peut se comparer à l'éclosion d'un oeuf après avoir été couvé . Swâmi Ramdas évoquait ce lien subtil entre le maître et l'élève en reprenant l'illustration de la mère qui couve ses oeufs : la poule les couve en les réchauffant , le poisson en les regardant et la tortue en y pensant . Au début du chemin , l'apprenti disciple a besoin d'être couvé comme le poussin dans l'oeuf . La présence chaleureuse et confiante du maître lui redonne un début de sécurité en lui assurant les conditions pour se développer . Ce sont les conditions que j'ai trouvées en approchant Arnaud lorsque j'étais jeune homme . Puis , peu à peu , la nature du lien s'est modifiée au fur et mesure de l'intégration de la présence du maître .

Lorsque la peur , la méfiance , le doute laissent la place à la joie , la gratitude , l'émerveillement , le maître devient l'Ami par excellence. "

Eric 

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 22:48



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C.Bobin

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 22:36

L'Inespérée

Vous arrivez chez lui vers la fin de l'après-midi. Chez lui, en haute-Savoie. Chez lui, dans sa maison, dans sa ferme, dans sa tanière d'encre et de bois. Vous arrivez là comme vous arrivez partout, avec l'impatience de repartir bientôt. C'est une infirmité que vous avez de ne pouvoir envisager un voyage autrement que comme un détour pour aller de chez vous à chez vous.

Très vite, où que ce soit, y compris auprès des gens que vous aimez, vous êtes dans la langueur des murs et des fenêtres de votre solitude. c'est le sommeil qui vous manque, cette somnolence qui vous prend des heures entières dans votre appartement, à ne rien faire, rien lire, rien écrire, et vous ne pouvez raisonnablement pas aller chez des gens pour y disparaître aussitôt dans un repos des yeux, de la parole, de l'âme, vous ne pouvez demander à ceux que vous aimez de supporter une présence aussi faible, presqu'évanouie. C'est plus fort que vous : il vous est nécessaire de refuser une quantité considérable de rencontres afin de préserver une chose dont la plus juste formule est “rien” : ne rien faire, rien dire, presque rien être.

Vous y découvrez le coeur subtil du temps, son coeur battu par le rien du sang dans les veines.

C'est un état -limite dont vous avez besoin, une mince ligne de rien entre l'ennui et le désespoir- et la joie qui passe en funambule sur ce fil, la joie qui se nourrit précisément de rien, par exemple d'un regard sur le ciel d'aujourd'hui, contemplé depuis votre lit d'infirmité active, depuis votre fainéantise d'écriture : une lumière transparente. Un bleu sans épaisseur. On dirait que les anges viennent de laver leur linge et que, n'étant riches que de leur seul amour, ils portent toujours la même lumière, rendue transparente par des milliers de lessives. dans le bleu de cette beauté, vous devinez le noir où elle s'abîmera bientôt, et vous trouvez dans cette vie conjugale du bleu et du noir l'unique leçon de choses qui vous convienne, la preuve d'une excellence de cette vie où tout nous est donné à chaque instant, le bleu avec le noir, la force avec la blessure.

Christian Bobin

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