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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 20:58

 

 

 

Emission de télévision hebdomadaire 

 pendant le Ramadan de Cheikha Nur

 

(Dernière émission vendredi 25 juillet sur Kanal Türk  à partir de 12h50 heure turque, ce qui fait 11h50 heure française)

 

H.-Nur-Art-ran--Derya-n-n-Dunyas-.jpg 

Thème du jour: Pourquoi l'Amour ressemble-t-il à un procès ? 

(Emission en question ici )   

 

      J'ai voulu partager les paroles échangées au cours de cette émission, mais il se trouve qu'un ami qui a vu l'émission en a fait lui aussi sa nourriture, l'a assimilée, tellement bien assimilée que le partage qu'il en a fait est aussi une nourriture pour nous. Il témoigne de sa capacité à prendre leçon d'un Maître, et de la vie. Ayant un handicap physique, Celal ( prononcer "Djelal") se pose des questions profondes et trouve dans le soufisme des réponses qu'il s'empresse de partager avec ferveur et humilité. Une immense leçon pour nous. Merci Celal. 

 

Blog: "Depuis la fenêtre de Celal" 

Celal'in Penceresinden

 

Traduction du texte partagé par Celal: 

 

 

H. Nur Artıran - Aşk, neden davaya benzer?  

 

 

H. Nur Artiran- Pourquoi l'Amour ressemble-t-il à un procès ? 

 

 

 

Geçen yıl, sevgili Mevlevi “Şefik Can Uluslararası Mevlânâ Eğitim ve Kültür Derneği” Başkanı yazar Hayat Nur Artıran hocamızla ilgili bir yazı yazmıştık. 

 

 

L'année dernière , nous avons écrit un texte à propos de notre très chère présidente de "l'Association internationale d'études et de culture de Mevlânâ de Şefik Can" Hayat Nur Artiran,également  écrivain. 

(ici)

 

 Yazıda hocamızın yaptığı televizyon programından dinlediğimiz, birkaç önemli bilgiyi aktarmıştık. H. Nur Artıran hocam bu ramazan farklı bir televizyonda Cuma sohbetine başladı.

 

Dans cet écrit,nous avions partagé quelques informations  importantes que nous avions entendues dans l'émission de télévision que notre maître avait faite. Mon maître H. Nur Artiran a pour ce Ramadan commencé des conférences du vendredi dans une télévision diffférente .

 

 Kanaltürk televizyonunda her Cuma öğlen 12:50’de Derya Baykal’ın sunduğu Derya’nın Dünyası programına katılıyorlar. Bu yazıda, Geçen Cuma (11 Temmuz 2014) izlediğimiz sohbetten kısaca bahsedeceğiz.

 

Elle participe tous les vendredi en milieu de journée à l'émission de télévision confiée à Derya Baykal intitulée "Le monde de Derya". Dans cet écrit, je voudrais évoquer brièvement l'émission que j'ai visionnée vendredi dernier (le 11 juillet 2014)

 

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Derya hanım önce, Sizce aşk nedir, aşkın tanımını yapar mısınız, sorusuyla başladı. Nur hanım, bu sorunuza Mevlânâ hazretlerinin aşk için söyledikleriyle cevap vermek isterim, diye yanıtladı

 

Madame Derya a d'abord demandé:  D'après vous qu'est-ce que l'Amour , pouvez-vous nous faire faire comprendre ce qu'est cet Amour? 

 Puis Madame Nur a répondu qu'elle voudrait répondre à sa question eavec les paroles de Hazreti Mevlânâ sur l'Amour.

 

 

Aşk, arapça "ışk" kökünden gelir ve sarmaşık anlamına gelir. Aşk tohumu kimin gönlüne düşerse, sarmaşık gibi kişinin gönlünü, varlığını sarıp sarmalar  .

 

Aşk vient de la racine arabe  "ışk" et provient du mot lierre. Qui voit la graine de l'Amour tomber dans son coeur, voit  l'Amour  s'enrouler autour de son coeur, l'envelopper comme le lierre 

 

Aşk ateşi de kimin gönlüne düşerse, o diğer bütün duyguları yıkıp yakar. Âşık olan kişi dünyayı sevdiceği ile görür. Âşık olan kişi yok olur, geriye sadece sevgili kalır. 

 

SI le feu de l'Amour tombe dans le coeur de quelqu'un, celui-ci détruit et brûle tous les autres ressentis. Celui qui est amoureux ( d'amour divin) voit ses attachements au monde. Celui qui est amoureux s'annihile, il ne reste plus que son Bien-Aimé.

 

"Aşk Nedir? Aşk dileği, isteği yapıp yapmama arzusunu, iradeyi bütünüyle terk etmektir."

Hz. Mevlânâ

 

"Qu'est-ce que l'Amour? C'est abandonner tout désir, toute vélléité de faire ou de ne pas faire selon son désir,  sa volonté propre vis-à-vis de toute chose."

Hz Mevlânâ

 

  “AŞK = İbadet, şükür, kanaattir."

 

"Amour = prière*, gratitude, contentement**"

 

 

(* Pratique religieuse, spirituelle

**Etat de contentement face à tout ce qu'Allah nous donne)

 

 

 

 Aşk arapça bir kelime olup, Ayn, Şın ve Kaf harflerinden oluşur. Mevlânâ, Ayn ibadet, Şın şükür ve kaf harfinin de kanaati işaret ettiğini söylemiştir ki, ilahi aşk için olmazsa olmazlardır.

 

"Aşk"  est un mot arabe constitué des lettres  

Ayn (ﻉ), Şın  (ﺵ),et Kaf (ﻕ) .

 

Hz Mevlânâ a dit que la lettre "Ayn" symbolise "Ibadet", la pratique spirituelle, la lettre "Şın" symbolise  "şükr", la gratitude, la lettre "kaf" symbolise "Kanaat", le Contentement, qui sont tous contenus à l'intérieur de l'Amour divin. 

 

 

 Kanaat edebilmek için şükür, şükredebilmek için ise ibadet olması lâzımdır. Hüsn-ü zan ile yapılan her güzellik Hak katında ibadettir. Aşk sevgiliyi memnun etmektir, biz ancak kanaat ettiğimiz zaman Allah'tan razı olabiliriz. 

Pour pouvoir être dans le contentement , il faut être dans  la gratitude,pour être dans la gratitude, il faut avoir une pratique spirituelle. Tout bien qui est fait avec un esprit de bienveillance est  considéré du point de vue de Dieu comme une pratique spirituelle (?). L'Amour, c'est rendre le Bien-Aimé content, satisfait, nous autres, c'est seulement lorsque nous serons dans l'état (permanent) de contentement, que nous serons satisfaits d'Allah. 
 
Derya hanım, Nur hanım’ın kendisine hediye ettiği “Aşk Bir Davaya Benzer” isimli kitabı için teşekkür edip, sayfaları dönüp dönüp tekrarlayarak sindirerek okuduğunu belirtti. Ve hocam, aşk neden davaya benzer, diye sordu.

 

 Derya Hanım  a remercié Nur Hanım de lui avoir offert le livre intitulé " L"Amour ressemble à un procès" et a  clairement exprimé qu'elle le lisait en tournant sans cesse les pages plusieurs fois de suite  juqu'à ce qu'elle digère ce qu'elle a lu. Puis, elle a demandé "Mon maître, pourquoi l'Amour ressemble-t-il à un procès?"

 

Nur hocam, O zaman en baştan başlayalım, diye söze başladı. Efendim, dünya hayatı için, biz dünyaya imtihana geldik, deriz. Bu doğrudur. İmtihan şudur.

 

Nur Hocam (Maître Nur)  a commencé à répondre en disant "Alors , commençons par le début". Efendim,  disons que nous sommes venus à la vie dans ce monde  pour subir un examen (de passage) de ce monde. Cela est vrai. L'examen est celui-ci.

 

 Allah kainatı yaratmadan önce bizler ruhlar alemindeydik. Herkesin bildiği, Allah bütün ruhlara, Elestü bi rabbiküm (ben sizin Rabbiniz değil miyim?) , diye sordu.

 

Avant que l'univers ne soit créé  par Allah, nous autres , nous étions dans le monde des âmes. Comme tout le monde le sait, Allah a demandé à toutes les âmes "Elestü bi rabbiküm" (Ne suis-je pas votre Seigneur?).

 

 

“Kıyamet gününde: “Biz bundan habersizdik” demeyesiniz diye, hani Rabbin, Âdemoğullarından, onların bellerinden zürriyetlerini çıkarmış ve onları kendilerine şahit tutarak: “Ben sizin Rabbiniz değil miyim?” (demişti.) Onlar da: “Evet (Rabbimizsin) şahit olduk” demişlerdi.” (Araf suresi, 172. ayet)

Pour qu'au moment du jugement dernier ils ne disent pas  "Nous ne savions pas, nous étions sans nouvelles de cela", Notre Seigneur a informé toutes les générations (?) issues des fils d'Adam,  les a pris à témoin et leur a demandé "Ne suis-je pas votre Seigneur?". Et eux auraient dit "Oui (Mon Seigneur) , nous en sommes témoin" ( Sourate Araf, Ayet 172)

 

 Bütün ruhlar coşkuyla, büyük bir aşkla, Kalu bela (Evet, sen bizim Rabbimizsin) dediler.

Toutes les âmes ont dit, dans un même élan d'enthousiasme, avec  un très grand Amour " Kalu Bela", soit: "Oui, Tu es Notre Seigneur".

 

 

 Rabbimiz bütün ruhlara maddi manevi latifelerle donatılmış bu beden elbisesini giydirdi ve bizi bu dünyaya imtihana gönderdi. Nefis ve şeytan denen düşmanları da bize musallat etti.

 

Notre Seigneur a orné toutes les âmes de beautés matérielles et spirituelles (?), les a fait s'habiller de l'habit du corps, et nous a envoyé dans ce monde pour passer un examen. Et Il a fait s'accrocher à nous les ennemis que sont le Nefs et Satan. 

 

 

 İmtihanımız nedir? Hz Mevlânâ ruhlar aleminde söylediğimiz “bela”, yani Allah’ım seni seviyorum, sana aşığım, sözünü ispat etmek için imtihan oluyoruz, der.

Quel est notre examen de passage, notre épreuve? Hz Mevlânâ dit que nous passons un examen  pour prouver, donner des preuves, dans ce monde , que nous avons dit "Bela", "Oui", soit: "Allah, je T'aime, je suis amoureux de Toi"

 

 

 Allah’a aşkla söylediğimiz o seni seviyorum sözünü ispat etmek için dünyadayız.

 

 

Nous sommes venus dans ce monde pour prouver que nous avons bien dit à Allah ces paroles "Je T'aime" avec Amour"

 

 

 

 

 "AŞK BİR DAVAYA BENZER, CEFA ÇEKMEK DE DAVANIN TANIĞIDIR. TANIĞI OLMAYAN HER DAVA MUTLAKA KAYBEDİLİR. CEFA, IZDIRAP, KEDER SENİN AŞKININ TANIKLARIDIR. "

 

 

Hz. Mevlânâ, Mesnevi, c.3, 4008

 

 

 

 

"L'AMOUR RESSEMBLE A UN PROCES. LES TEMOINS EN SONT NOS PEINES ET SOUFFRANCES. SANS TEMOIN UN PROCES SERA ASSUREMENT PERDU. LES TOURMENTS, LES DOULEURS ,LES MALHEURS, SONT LES TEMOINS DE TON AMOUR"

 

Hz Mevlânâ

Mesnevî

Tome 3 /4008

 

 

 

       (Daha dünya kurulmadan bize dava açıldı. Allah'a olan aşkını ispat et diye. Mahşerdeki büyük mahkemede, Allah'a olan aşkımızın şahitleri çektiğimiz dertler, sıkıntılar, üzüntüler, sabrettiğimiz ibadet kaza ve haramlardır...) 

(Avant même que nous venions en ce monde un procès nous a été ouvert. Pour que nous puissions prouver notre Amour pour Allah.Au grand tribunal du jugement dernier, les témoins de notre amour pour Allah seront les souffrances éprouvées, les ennuis, les peines, notre patience en faisant nos pratiques spirituelles...)

 

 

(İLAHİ AŞKA NASIL ULAŞTIĞIMI ANLATTIĞIM KİTAPÇIKTAN KONU İLE İLGİLİ KISA ALINTI)   …

Aşk fedakarlıktır. O seviyor diye kırk derece sıcak bir yaz günü üç km yürüyüp kasabadan köye çikolata getirmiştim. Hatta erimesin diye çok uğraşmıştım. Ve kestirmeden tarlalardan hızlıca köye yürümüştüm. Sezen Aksu’nun şarkısında söylediği gibi: “Aşk için ölmeli, aşk o zaman aşk”

 ( UN COURT EXTRAIT D'UN LIVRE AU SUJET DE "COMMENT JE SUIS PARVENU A L' AMOUR DIVIN")...

L'Amour est sacrifice de ses intêrets. Parce qu'il aimait cela, j'ai parcouru 3 km un jour d'été par 40 degrés pour aller jusqu'au village lui acheter du chocolat. Et j'ai marché vite jusqu'au village  en coupant par les champs. Comme cela est dit dans la chanson de Sezen Aksu: " Si nous mourrons par amour, alors c'est de l'Amour"

 

 H. Nur Artıran, Kanaltürk televizyonunda her Cuma öğlen 12:50’de Derya Baykal’ın sunduğu Derya’nın Dünyası programına katılıyorlar. Ramazandan sonra devam eder mi, bilmiyorum.

 

H. Nur Artiran se joint  l'émission "Le monde de Derya" présentée par Derya Baykal, tous les vendredis midi à 12h50. Continuera-t-Elle  après le Ramadan? Je ne sais pas .

 

 

 Evet, Allah’ı sevdiğimizi farzları yaparak, günahlardan kaçınarak ispat etmeliyiz. Rabbimize namaz, oruç, içkiden uzak kalma hediyesi vererek, seni seviyorum Allah’ım demiş oluyoruz.

 

 

Oui, nous devons prouver notre amour pour Allah en faisant nos obligations rituelles, en nous préservant des péchés. En faisant pour Notre Seigneur le Namaz, le jeûne, en offrant le cadeau de  rester éloigné de la boisson , nous aurons ainsi dit à Allah "Nous T'aimons".

 

 Evet Allah’ın namazımıza ihtiyacı yok, fakat sevgimizin göstergesidir. Aslında NAMAZ hem bedenen hem ruhen bize çok faydalıdır. Durumumuz şöyledir:

Oui, Allah n'a pas besoin de nos prières, mais c'est pour montrer notre amour. D'ailleurs le Namaz est très utile et pour notre corps, et pour notre âme. Notre situation est celle-ci: 

 

 

 

Köylü Ahmet amcanın eline bir sepet taze köy yumurtasını Cumhurbaşkanına hediye götürmesine benzer. Koskoca cumhurbaşkanı senin yumurtalarını napacak diye sorsanız,  ama ben Reisi Cumhuru çok seviyorum, sevgimi göstermek istedim, der.

 

Elle ressemble à celle de mon  paysan d'oncle Ahmet tenant à sa main un panier d'oeufs frais pour en faire cadeau au président. Si vous demandez "que va donc faire de tes oeufs cet énorme président?" Il dira "Mais moi j'aime  beaucoup mon président, je veux lui montrer que mon affection"

 

Celal Celik

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 03:38

 

Traduction terminée de cette émission qui aborde des sujets très importants, très profonds, essentiels. Notre très estimée Maître Cheikha Nur nous fait la bénédiction d'une parole divine qui frappe comme la foudre, salvatrice.

 

Les Péchés / Günahlar

 

Voici un extrait de la fin de l'émission:

 

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"Insanlar öldükten sonra tabuta gidegeğini  zan ediyor. Işte bedenimiz tabuttur.Biz o tabutun içinde zaten ölmüşüz"

H. Nur Artiran

Ab-I Hayat / 2/ Günahlar


Les gens pensent qu'ils iront dans un cercueil après être morts, mais notre corps est  justement un cercueil, et dans ce cercueil, nous sommes déjà  morts. 


H. Nur Artiran 

 

Ab-i Hayat / 2/ Les péchés


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 22:08

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 21:23

 

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La Destinée (Al-Qadr) 

(Sourate 97)

 

 

 

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ

 

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 

1. Nous l'avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d'Al-Qadr.

 

2. Et qui te dira ce qu'est la nuit d'Al-Qadr?

 

3. La nuit d'Al-Qadr est meilleure que mille mois.

 

4. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l'Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.

 

 

5. Elle est paix et salut jusqu'à l'apparition de l'aube.

 

 

 

Bonne nuit du Kâdir à tous les musulmans du monde. 

 


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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 23:19

 

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 16:15

 

 

 

L'ascète fait le jeûne de la nourriture et des boissons,

Le connaissant est dans le jeûne de tout ce qui en dehors de la Réalité Divine.

Abdulkadir Gilani - Maître Soufi

(traduction: Erkan )


 

Abdülkadir Geylani.

 

 

 

Zâhid yiyecek içeceklere karşı oruçludur. Arif ise Hakk'dan gayrı olan herşeye oruçludur. 

Abdulkâdir Geylâni Hz.

 

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 15:35

   

 

  Il s'agit de la deuxième conférence qui a eu lieu à la bibliothèque de l'université du Mirail, sur le thème: " Rûmî et l'Europe"

 

Efendim Mirail kutuphanede-copie-2

 

"Je vous présente à nouveau mes sentiments de respect les plus cordiaux.

Nous étions hier soir ensemble dans la salle du Sénéchal... C'est un immense bonheur d'être encore une fois avec vous aujourd'hui. 

Je présente mes remerciements du fond du coeur au professeur qui vient de parler il y a un instant, ainsi qu'à Madame Manijeh Nouri et à tous ceux qui ont pu oeuvrer pour que cette manifestation puisse se dérouler. 

Nous avons partagé avec vous hier à propos du thème de Mawlânâ et de l'homme, de son point de vue, de son regard par rapport à l'amour, à l'amitié, à la fraternité.

Nous allons évoquer aujourd'hui  plus particulièrement les aspects littéraires en rapport avec Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî, et son point de vue, ses pensées, ses conceptions. 

Quand est-ce que l'occident a remarqué Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî ? Et puis en occident, qui depuis l'origine jusqu'à aujourd'hui a pu faire des travaux en la matière ? Notre présentaion d'aujourd'hui se déroulera autour de cet axe. 

Depuis toujours, les penseurs et écrivains occidentaux, vivant dans différents pays du monde, ont fait montre d'un grand intêret envers l'Islam, et par voie de conséquence envers les oeuvres islamiques classiques d'orient. Suite à ces travaux, un grandnombre d'oeuvres classiques d'orient ont été traduites dans les langues  occidentales, et, de temps à autre,le retentissement positif de ces ouvrages en occident fut encore plus puissant en orient. On peut constater que parmi ces travaux littéraires traitant du soufisme, qui jouent la fonction essentielle de pont  entre l'homme occidental et l'homme oriental, les traductions des oeuvres de Mevlânâ Djâlâ Od Dîn Rûmî occupent une place majeure. Toutes les sources fiables dans ce domaine considèrent que les travaux ocidentaux portant sur Mevlânâ Djâlâ Od Dîn Rûmî et ses oeuvres, ont commencé au milieu du 19ème siècle. 

L'un des chercheurs les plus autorisés de l'histoire récente sur ce sujet, qui est Sertârik Mesnevîhan Şefik Can, nous livre une information différente, que l'on ne trouve nulle part ailleurs. 

Je souhaiterais expliciter brièvement ce qu'on entend par  Sertârik et Mesnevîhan "Sertârik" veut dire "le leader  (chef) spirituel de l'ensemble des Mevlevis, de la voie Mevlevî du monde" ; le terme  "Mesnevîhan", quand à lui , désigne le chercheur, le spécialiste le plus autorisé  sur l'oeuvre majeure de Mevlanâ, qu'est le Mesnevî. Şefik  Can  est un spécialiste très reconnu, très célèbre en Turquie, à propos du Mesnevî. Il est mort en 2005 à l'âge de 99 ans. Jusqu'à cet âge, jusqu'à 99 ans, il a travaillé sans relâche Sur Mevlânâ et sur le Mesnevî, et cela même à l'âge de 99 ans. Et je dois l'exprimer avec un immense bonheur: c'était également mon Maître. Lorsque je l'avais rencontré, il avait 90 ans. Même à l'âge de 90 ans, il continuait à former des élèves. C'est donc une personne aussi valeureuse que cela. 

Et il a livré une information différente par rapport à tout ce qui avait été dit au sujet des recherches occidentales sur le Mesnevî. 

Il dit à ce sujet dans une de ses oeuvres:  jusqu'à la fin du 18ème siècle, on savait peu de choses en Europe sur Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî et sur la voie Mevlevî. 

A cette époque ce fut un ambassadeur français du nom de Jacques de Wallenbourg, qui se trouvait à Istanbul, qui fut le premier à faire preuve d'un effort et d'un travail très sérieux pour traduire la totalité du Mesnevî en français.  Mais, malheureusement, ce précieux trvail de Jacques de Wallenbourg fût entièremment détruit, avant même d'avoir pu être imprimé, lors d'un grans incendie qui se déclara en 1799  dans le quartier de Beyoğlu, à Istanbul.

Ce travail, auquel fait référence Şefik Can dans une de ses oeuvres traduites par ailleurs en plusieurs langues, sur Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî et sur la Voie Mevlevî, et dont on ne possède aucun exemplaire imprimé, incarne le premier exemple d'une traduction de Mesnevî dans les langues occidentales.

Par conséquent, on peut considérer que le premier travail occidental sur Melânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî et sur le Mesnevî a été réalisé à Istanbul à la fin du 18ème siècle, par un ambassadeur français.

Comme cette traduction en français qui a brûlé avant d'avoir été imprimée n'était pas connue, les chercheurs en la matière ont considéré que la traduction du Mesnevî en allemand faite par Georges Rozen en 1849, constitue en occident le premier travail en ce domaine.

Certes ce point de vue est juste dans la mesure où cette traduction est la première oeuvre imprimée qui nous soit parvenue. Mais nous pensons qu'il faut aussi prendre en considération cette traduction en français de Jacques de valambourg, qui n'a pu être imprimée à la suite d'une infortune.

Sans nul doute, le fait que Jacques de Wallenbourg ait traduit le Mesnevî en français 50 ans avant Georges Rozen, constitue un évènement nouveau d'une importance notable, du point de vue le l'histoire de la littérature occidentale.

Quand aux autres travaux réalisés sur Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî et ses oeuvres en occident, nous pouvons les énumérer en fonction de leur date de publication, sans pouvoir, afin de ne pas abuser de votre précieux temps, entrer dans les détails.

Une des figures importantes qui s'est intéressée à Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî et à ses oeuvres, est l'historien, le diplomate, et le spécialiste autrichien des sciences orientales, Joseph  von Hammer, qui a apporté à la langue allemande des oeuvres essentielles appartenant aux langues et aux cultures orientales. Joseph von hammer, en évoquant longuement les oeuvres de Mevlânâ Djalâl Od Dîn Rûmi, dans son oeuvre intitulée "Histoire de la littérature persanne", a dit ceci: "Le Masnawî est une oeuvre très importante, qui doit être lue par tous les soufis et les penseurs, en allant des berges du fleuve du Gange, jusqu'aux côtes du Bosphore." Véritablement Hammer ici a raison. Le Mesnevî doit être lu par tous les hommes scientifiques, en allant des berges du fleuve Gange jusqu'aux côtes du Bosphore. Car dans ses oeuvres, le Dîvan-I kabîr, ou le Mesnevî, Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî a évoqué tant les scinces astronomiques que la médecine, les mathématiques, la logique, et la psychologie. Je souhaite en doner un petit exemple. A une époque très récente, les hommes scientifiques ont découvert et ont révélé l'existence de différents soleils. Mawlânâ a vécu il y a de cela 800 ans. Dans le Dîvan-I Kebîr, il y a de cela 800 ans, ilévoque l'existence de plusieurs soleils dans le ciel.  Il nous dit qu'il y a dans le ciel des soleils si grands que le soleil de notre système solaire reste très petit comparé à eux. C'est là véritablement une information difficile à croire, révélée il y a 800 ans. Il nous dit également il y a de cela 800 ans que les cellules des êtres humains ont la forme des rayons de miel. Et les hommes scientifiques reconnaissent cela aujourd'hui. On réellement trouver dans le Masnâwî, en rapport avec les sciences contemporaines, les sciences astronomiques, médecine, mathématiques, logique, psychologie, énormément d'informations. Certes c'est une oeuvre soufie, en rapport avec le soufisme, mais on peut déceler entre les lignes des informations, qui ne sont pas explicitées ostensiblement. Car tout ce qui existe dans le monde existe également dans le corps de l'homme. Et sans s'en rendre compte, il compare le monde ainsi que l'homme, et ces informations apparaissent naturellement.

 

Si on devait continuer avec notre texte... En 1819, un des savants anglais, Graham, a publié certains des poèmes de Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî, dans son oeuvre intitulée " Les Chroniques de  (..)", éditée à Londres, où il parle de lui avec éloge.

Un des apports majeurs dans ce domaine a été effectué en Allemagne par Friedrich Rückert.

Rückert , qui a traduit en allemand 44 odes de Mawlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî, en les versifiant, a publié cette oeuvre à Stüttgart, sous le nom d' "Odes". Editée en 1920, cette oeuvre a connu un vif succès. Par ailleurs, à la même époque, l'orientaliste autrichien Schoeunaen (?) a aussi publié, sous la forme d'un livre , quelques odes de Mawlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî, accompagné de son texte en version originale. Toutefois, ses traductions n'ont pas remporté un aussi franc succcès que le traductions d'Odes de Rückert. Certaines sources turques affirment que dans les années 1820 un viennois nommé Hussart (?) , influencé par Hammer, a traduit et publié quelques histoires du Masnâwî.  Tandis que Georges Rozen affirme de son côté, dans son propre Masnâwî, que l'oeuvre en question  a été publiée par lui en 1911. Pour l'heure, ce point doit faire l'objet de plus amples recherches.

Goethe, qui fait partie des écrivains allemands mondialement célèbres, n'a pas réalisé un travail spécifique en la matière, mais évoque Mevlânâ Djâlal Od Dîn Rûmî  avec éloge dans une de ses oeuvres, en disant ceci: "Rûmî est un grand amoureux, un véritable poète, un bienheureux d'exception, qui a été appelé à se remplir des secrets de l'univers.

Ethe, qui est encore un des orientalistes connu des allemands, n'a pas non plus produit de travail précis dans ce domaine, et tout comme Goethe, il a évoqué dans l'une de ses oeuvres mawlânâ Djâlâ Od Dîn Rûmî avec louange: 

 

"Il est le plus grand poète soufi d'orient, et , en même temps, le plus grand panthéiste du monde".

Vers le millieu du 19ème siècle, l'oeuvre de Georges Rozen évoquée plus haut, composée des deux premiers livres du Masnawî, et qui est considérée comme étant la première traduction du Masnawî en occident, a été publiée en langue allemande , en 1849. Le fait que cette traduction soit faite en vers, est tout particulièrement une preuve éclatante de l'effort considérable que Georges Rozen a consacré pour cette oeuvre.

 

Je souhaite ici encore une fois préciser ceci: toutes les oeuvres de Mawlânâ qui sont évoquées ici ont la forme de poèmes. Ces livres , composés de plusieurs tomes, n'ont pas été écrits par Mawlanâ Djâlâl Od Dîn Rûmî en réfléchissant, ni en se munissant au préalable d'une plume et d'un papier. Il a parlé de manière normale. Et tout ce qu'il a pu dire est sorti de sa bouche sous la forme de poèmes. C'est mesuré, rythmique, et considéré dans l'art de la poésie comme étant quelque chose d'exceptionnel. Georges Rozen, comme le texte original était ainsi formé, a fait un travail pour traduire sous forme de vers les oeuvres de Mawlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî, et réellement, traduire à partir d'un texte étranger sous forme de vers un autre texte, démontre qu'il y a un effort considérable qui a été fourni. Rozen a apporté des explications et des commentaires très importants dans son ouvrage. Sa première impression date de 1849, et une nouvelle édition a été faite par son fils en 1913.

32 ans après la publication de cette première traduction en allemand, l'écrivain anglais James W. RedHouse , a traduit en anglais le premier livre du Masnawî , en les mettant lui aussi sous forme de vers. Cette oeuvre, qui a été publiée en 1881, tient une place particulièrement importante parmi les travaux  réalisés en langue anglaise.

Une autre traduction anglaise a été faite par Edouard Henri Palmer , qui est connu pour ses travaux importants relatifs au domaine du soufisme? Palmer, qui a publié dans son oeuvre intitulée "Song of the reed", "Le poème de la flûte de roseau", certains des poèmes qu'il a choisit parmi les oeuvres de Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî, a , par le biais de ce travail, puissamment contribué à ce que Mawlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî soit connu en occident dans des cercles plus larges.

Une des contributions les plus significatives réalisée vers la fin des années 1800 a été faite par Whinfield. Whinfield, qui a traduit et publié en 1887 sous forme de prose les distiques qu'il a choisit parmi les six livres du Masnâwî, a par la suite publié en 1898 une traduction en langue anglaise. Cette traduction en langue anglaise sous forme de vers en 1898 a été publiée sous le nom de " Masnawî". Après avoir donné les résumés des histoires du Masnâwî dans cet abrégé en vers du Masnâwî, il a traduit en anglais patiemment, harmonieusement et avec mesure, les parties de ces histoires exprimant des vérités mystiques. Le fait que cette traduction du Masnawî ait été à nouveau publiée en 1979 et en 1984 est un signe important de l'intêret qui est accordé à cette oeuvre. Ces travaux relatifs à Mevlânâ Djalâl Od Dîn Rûmî ont aussi exercé une profonde influence sur les artistes. Et tout particulièrement certains peintres français qui sont venus à Istanbul ainsi qu'à Konya, ont réalisé des peintures représentant des derviches faisant du Sama. Grâce à ces peintures qui rencontrent même de nos jours un vif intêret , Mawlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî et ses derviches faisant du Sama, ont pu être connus de plus près dans le monde occidental.

Impressionné par les récits des voyageurs français, et par les peintures réalisées par les peintres français, l'orientaliste français Clément Huart  est venu sur le sol turc en 1897 et y a écrit lui-même une oeuvre au contenu particulièrment dense sur la ville de Konya. Par la suite, il a traduit en français une oeuvre portant sur Mawlanâ Djâlâl Od Dîn Rûmî et ses pensées, qu'il a publié sous le titre "Les derviches tourneurs". Cette oeuvre reçoit même de nos jours un grand intêret. Quand à Wilson, il a effectué le premier travail sérieux des années 1900, en publiant  à Londres, en 1910 la traduction commentée du Masnâwî, relatif au second livre du Masnawî.  

Cette traduction de Masnawî en anglais, est suivie de l'oeuvre de l'éminent homme de lettres membre de l'académie française Maurice Barrès, sur Mawlanâ Djâlâl Od Dîn Rûmî et la voie Mawlavie (Mevlevie). Barrès, qui vint en 1919  Konya, y a effectué de sérieuses recherches sur Mawlânâ Dlâlâ Od Dîn Rûmî,et la voie Mawlâwie.  ll publia ses recherches en 1923 dans une oeuvre intitulée: "Une enquête au pays du levant". Je voudrais citer un paragraphe très court de l'oeuvre en question:

"Après avoir vu les oeuvres et les derviches de Mevlânâ, je me suis rendu compte qu'il manquait quelque chose dans la vie et les oeuvres de Dante, de Shaekespeare, de Goethe, de Hugo". Cette oeuvre de Barrès a rencontré un vif succès en France et  a contribué au fait que d'autres écrivains français ont également réalisé des travaux sur Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî et sur ses oeuvres. Parmi ces derniers, la dame de lettres Myriam Harry, est celle qui se fit la plus remarquer en publiant en 1956 une oeuvre remarquablement belle intitulée "Mawlânâ Djâlâl Od Dîn".

Après ces développements qui firent une nette impression dans le monde occidental, la publication à Londres par Nicholson de la traduction comparée du Masnâwî, au cours des années 1924 à 1934, a porté les travaux réalisés en la matière à leur apogée. Ce travail sur le Masnâwî réalisé par Nicholson pendant 40 ans en se basant sur les plus anciens manuscrits est considéré de nos jours comme l'une des sources les plus fiables. Nicholson a réellement consacré un effort considérable pour cette oeuvre. Travailler pendant 40 années nuit et jour sur une oeuvre, c'est quelque chose de très important. Et, pendant qu'il réalisait ce travail, afin de rentrer dans l'atmosphère de derviche Mevlevî, il portait l'habit de ces derviches. Nicholson est considéré comme l'un des plus éminents orientalistes dans le domaine de l'étude des anciens manuscrits relatifs aux oeuvres de Mevlanâ Djâlâl Od Dîn Rûmî. Il a publié, outre sa traduction comparée du Masnawî, 48 poèmes issus du Dîvan -i Kâbîr Shems-i Tabriz, dans un recueil intitulé "Florilège de poèmes  tirés du Dîvan de Shams de Tabriz". Nicholson, qui publia dans ce recueil, les textes originaux des odes choisies, consacra également une place à la fin de l'ouvrage à ses explications sur les odes en question. Nous voulons porter à votre connaissance le fait qu'il n'y avait pas encore à cette date, même en Turquie, une telle oeuvre, conçue avec autant d' attention et de solicitude. Enfin, vers la fin de 19ème siècle, ce ne sont plus seulement quelques spécialistes éminents du domaine mais aussi les savants et les hommes doués de connaissance du monde entier, qui commencèrent à s'intéresser attentivement aux oeuvres de Mevlanâ Djâlâ Od Dîn Rûmî.

Après Nicholson, Arberry, qui a occupé la chair des langues orientales au sein de l'université de Cambridge, a emprunté la même voie, et a continué les traductions des oeuvres de Melânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî.  Il a non seulement traduit ses "Rubay'iat", et son "Fihi Mâ Fihi", en anglais, mais il a aussi traduit en anglais un recueil d'histoires choisies du Masnawî, composé de deux tomes. Les histoires choisies par Arberry même de nos jours rencontrent encore un  vif intêret. Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî, au sein du Masnâvî, pour que les vérités soient mieux comprises, de temps en temps raconte des histoires. Même si ce sont des histoires qui semblent tout-à-fait courantes, en réalité elles évoquent des vérités plus profondes. C'est la raison pour laquelle , comme Arberry, un certain nombre d'auteurs ont pu composer un recueil à partir des histoires tirées du Masnawî.

Après l'écrivain anglais Arberry, ce sont les recherches très sérieuses réalisées par le professeur Helmut Ritter , spécialiste des études orientales, qui se font remarquer.

Très connu en Turquie pour ses travaux dans le domaine des études orientales, Ritter a effectué d'un point de vue scientifique de très précieuses études sur la vie de Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî, ainsi que sur la poésie,le Ney, ou le Sama, en se basant sur les plus anciens manuscrits. Suite à ses recherches dans le domaine de l'histoire du soufisme, il a apporté une contribution majeure quand à la compréhension d'un grand nombre de facettes de Mawlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî. Quand à Hans Meinke , qui vécut entre 1884 et 1974, c'était un éminent poète, qui était littéralement amoureux de Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî.  Meinke, qui était profondément au diapason avec Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî, et avec l'amour divin qu'il a traité dans ses oeuvres, a dédié à son esprit spirituel l'ensemble des poèmes qu'il a écrit , par émerveillement pour son amour divin.

Dans l'époque récente, une des figures importantes qui mérite une mention spéciale pour ses recherches et travaux éminents, est l'orientaliste allemande , le professeur Anne-Marie Schimmel. Anne-Marie Schimmel , qui a reçu le titre de Docteur Honoris Causa  de la part de plusieurs universités, est occident la figure de proue des orientalistes qui ont publié le plus d'oeuvres et d'articles sur Mawlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî. Afin de ne pas prendre de votre précieux temps, je ne vais pas développer la question, mais, réellement , les travaux d'Anne-Marie Schimmel véritablement très importants.

Nous pouvons également brièvement citer les travaux qui sont réalisés de nos jours:  les professeurs Alessander Bausani, et Ana Masala de l'université de Rome, en Italie. Réellement, Ana Masala est également une chercheuse qui a fait des travaux très sérieux en la matière.

Aux Pays Bas , les professeurs Brakell Busy et Marcel Derkse.

En traduisant , à une époque récente, dans la langue hollandaise les deux premiers livres du Masnawî, Marcel Derkse a effectué un travail très significatif. Derkse, qui continue ses travaux dans ce domaine, vise la traduction de la totalité du Masnâwî. C'est un ami rès proche avec lequel j'ai des relations, et d'après les éléments qui sont à ma connaissance, cette oeuvre sera traduite très prochainement.  

 Professeur Asmussen au Danemark, et Peter Kunz en Suisse, s'illustrent également par leurs travaux significatifs dans ce domaine.

Peter Kunz est également un ami très proche. C'est un bureaucrate de haut niveau en Suisse. Et pour autant, c'est quelqu'un qui est tombé littéralement amoureux de Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî. Il est en même temps un maître spirituel Mevlevî. Et là (sur la photo) nous voyons ses disciples. En se réunissant en Suisse une journée par semaine, ils font des travaux sur Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî...avec la pensée de Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî qui embrasse tout le monde, et d'ailleurs comme vous le voyez, ces travaux s'effectuent dans une église.

 

Pour conclure, comme cela a été évoqué plus haut, le premier travail notable en occident sur Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmi a été réalisé en 1799 par un ambassadeur français.

 

 

De même , le travail le plus important réalisé au cours des dernières années est encore le fait d'une femme de lettres française, Eva de Vitray Meyerovitch. Eva de Vitray Meyerovitch, qui a intensifié à partir des années 70 ses travaux d'envergure internationale, a réalisé une trentaine d'oeuvres en la matière. En 1990, elle a publié l'intégralité de l'oeuvre majeure de Mevlânâ Djelâl Od Dîn Rûmî, le Masnawî, en traduisanr en français, en collaboration avec Jamshid Murtazavi.

 

Quand on regarde les choses sous l'angle de l'occident, Anne-Marie Schimmel, Ana Masala, Eva de Vitray Meyerovitch, ces trois femmes, ont effecyué de très sérieux travaux sur Mevlânâ Djâlâ Od Dîn Rûmî. Elles ont toutes (produit) des oeuvres très importantes. L'amour envers Mevlânâ Djâlâl Od Dîn Rûmî de Meyerovitch , qui est décédée en 1999 était si grand, qu'à sa mort elle souhaite être enterrée à  à Konya, dans un endroit qui lui est proche. Mais lorsqu'elle est décédée, son voeu n'est pas réalisé. Ce n'est que dix ans après , dans un enregistrement sonore, que ce souhait est révélé. 

Lorsque ce souhait a été révélé, sa dépuille a été exhummée pour être emmenée à Konya. Cela a été réalisé en collaboration avec le ministère de la culture française, et le ministère de la culture turque. Et, avecles admirateurs de Mevlânâ, elle a été inhumée au cours d'une grande cérémonie dans un endroit proche de Mevlânâ. Actuellement, nombreux sont les admirateurs de Mevlânâ, dont fait partie votre humble serviteur, qui rendent visite à Meyerovitch pour lui témoigner leur amour et leur gratitude. Réellement, Meyerovitch est très aimée , très appréciée, très respectée en Turquie, et sa tombe n'est jamais laissée seule. Moi-même d'ailleurs, je lui ai rendu visite avant de venir en France. Je suis sûre qu'elle sera très heureuse. Nous soutenons de tout coeur, sans distinction aucune, tous les travaux qui portent sur l'amitié, la paix, et la fraternité, quelque soit le point du monde à partir duquel ce travail est effectué. Et nous nous souvenons de la mémoire de tous ces précieux chercheurs et écrivains, dont nous avons mentionné les noms, avec amour et respect, et nous souhaitons qu'ils reposent en paix. Eux, réellement, ont réalisé leur devoir en matière d'amour, de paix, de fraternité, d'amitié.. et, ils sont partis en ayant accompli leur mission.  Ils nous ont laissé en héritage, à nous tous, le devoir de continuer cette oeuvre sur la paix, l'amitié, la fraternité, et l'amour. Nous espérons que nous aussi nous serons du côté de ceux qui oeuvrent pour la fraternité, l'amitié, l'amour et la paix, et que peut-être que plus tard, on se souviendra de nous dans les mêmes termes. Car vivre en ce monde n'est pas très important. Le but véritable, c'est de laisser un son agréable. En espérant que nous laisserons tous un son agréable, je vous adresse mes remerciements.

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Questions:

 

- On dit très souvent de nos jours que Rûmî est le poète qui est le plus publié et le plus lu aux états-unis. Savez-vous quelles sont les gens qui travaillent sur les oeuvres de Rûmî aux  Etats-unis?

- Je ne peux pas dire que j'ai une relation très étroite . mais Kabir Helminski, qui fait des travaux là-bas, lui aussi a des oeuvres très importantes et très sérieuses. Comme nous avions limité notre travail à l'occident, on n'avait pas intégré l'Amérique dans nos travaux. Mais ce que j'entends, ce qui vient à mes oreilles, c'est que les traductions qui sont faites aux états-unis le sont d'une manière superficielle, et en regardant les vers sous l'angle matériel. Car ces poèmes ont une dimension spirituelle très profonde. ce que j'entends c'est que cette dimension spirituelle profonde n'a pas été entendue. Nous espérons qu'il y aura aussi à l'avenir des oeuvres qui permettront de traiter cette dimension spirituelle profonde.

 

-Cheikha Nur merci beaucoup. Je voudrais connaître les caractéristiques de la poésie de Rûmi qui a marqué l'occident.

 

- Nous avons évoqué hier quelles sont les caractéristiques de ces poèmes. Ce sont des poèmes en rapport avec l'homme, au monde intérieur de l'homme, et au perfectionnement spirituel de l'homme. L'homme qui est venu dans ce monde a un but dans sa création. Il insiste tout particulièrement sur le but de sa création. C'est en rapport avec la connaissance de l'homme de lui-même.

 

Insan küçük bir Insan gibidir ama, evren den çok büyüktür.

L'homme  semble être quelque chose de petit, mais il est plus grand que le monde.

Bizim çok büyük gördüğümüz, içinde yaşadığımız evren, insanın yanında bir nokta kalır. 

Le monde, que l'on croit être très grand, n'est qu'un point vis-à-vis de l'homme. 

Büyük olan evren değil dir, büyük olan insan dır. 

Ce qui est grand , ce n'est pas le monde. ce qui est grand, c'est l'homme. 

 

Onun için, evren için , insanı heba edemeyiz, saygısızlık edemeyiz. 

 

 

C'est la raison pour laquelle on ne peut pas faire preuve d'irrespect envers l'homme pour le monde.

Pour pouvoir capter cet amour dont parle Rûmî, il faut que l'homme comprenne d'abord l'homme. C'est la raison pour laquelle Rûmî, dans ses oeuvres, a traité lourdement l'homme et les valeurs humaines . Et comme tout-à-l'heure , je l'ai évoqué, en parlant de l'homme, des valeurs humaines, et du perfectionnement spirituel de l'homme, il parle donc également, comme on l'a évoqué, de la médecine, de l'astronomie, et de la psychologie, parce que tout ce qui peut exister dans le monde existe également en l'homme. Et les oeuvres spirituelles doivent être comprises et interprêtées avec différents sens (dimensions). C'est quelque chose qui peut être dit pour toutes les oeuvres spirituelles. En les lisant il faut les comprendre selon leur apparence (dimension) extérieure . Mais il ne faut pas en rester à cette dimension extérieure. Car en réalité derrière les lettres et les mots il y a un autre sens . Et il faut être curieux de saisir ce sens. Mevlânâ, dans ses oeuvres, a traité des questions ayant plusieurs  dimensions. L'homme de lettres y trouvera des éléments sur la littérature. Le poète y apprendra la poésie. Un mathématicien pourra y trouver de la logique. Un spécialiste en psychologie pourra y trouver des éléments de psychologie. Par exemple, en psychologie, les oeuvres de Mevlânâ sont très utillisées. Et quelqu'un qui approfondit le cheminement intérieur de l'homme pourra y trouver quelque chose de très profond. Il y a une connaissance pour chaque homme dans cette oeuvre. Il y a tout, mais chacun prend ce qu'il voit et ce qu'il comprend. Les hommes parfaits, les hommes universels, peuvent saisir la totalité sans rien laissé (de côté). Donc en fait les oeuvres de Rûmî dépendent du degré de compréhension de l'individu. Lui, il parle tout le temps de l'amour divin. Alors que d'autres ont pu le traduire comme si c'était un amour entre deux êtres mortels. On ne peut pas dire que c'est faux.. lui il l'a vu comme ça, on ne peut rien lui dire. Les jeunes s'envoient les uns aux autres des distiques de Rîmî. Et les maîtres spirituels confirmés utilisent eux aussi ces distiques. C'est normal.... Ok? 

 

 

 


 




 


 


 

 

 


 

 


 


 

 

 


 

 

 

 

 


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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 00:51

 

De La Tariqâ Alawia 

("Djem" rassemblement)

 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 19:08

 

 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 15:11

 

 

Moi j'ai besoin d'avancer vers toi

pas à pas

Toujours plus fraîche et dépouillée

toujours plus souriante

et heureuse

 

 

 

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