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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 15:28

 

 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 12:04
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 11:22

 

 

 

 



 
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 13:52

 

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 09:56
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 22:55

 

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 10:16

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 21:39

Albert Camus , l'ete

 

2ème extrait : 

 

 

 

« À la mer ! À la mer ! » criaient les garçons merveilleux d'un livre de mon enfance. J'ai tout oublié de ce livre, sauf ce cri. « À la mer ! » et par l'Océan indien jusqu'au boulevard de la Mer Rouge d'où l'on entend éclater une à une, dans les nuits silencieuses, les pierres du désert qui gèlent après avoir brûlé, nous revenons à la mer ancienne où se taisent les cris.

 

Un matin enfin, nous relâchons dans une baie pleine d'un étrange silence, balisée de voiles fixes. Seuls, quelques oiseaux de mer se disputent dans le ciel des morceaux de roseaux. À la nage, nous regagnons une plage déserte ; toute la journée, nous entrons dans l'eau puis nous séchons sur le sable. Le soir venu, sous le ciel qui verdit et recule, la mer, si calme pourtant, s'apaise encore. De courtes vagues soufflent une buée d'écume sur la grève tiède. Les oiseaux de mer ont disparu. Il ne reste qu'un espace, offert au voyage immobile. 

 

 

 

Certaines nuits dont la douceur se prolonge, oui, cela aide à mourir de savoir qu'elles reviendront après nous sur la terre et la mer. Grande mer, toujours labourée, toujours vierge, ma religion avec la nuit ! Elle nous lave et nous rassasie dans ses sillons stériles, elle nous libère et nous tient debout. À chaque vague, une promesse, toujours la même. Que dit la vague ? Si je devais mourir, entouré de montagnes froides, ignoré du monde, renié par les miens, à bout de forces enfin, la mer, au dernier moment, emplirait ma cellule, viendrait me soutenir au-dessus de moi-même et m'aider à mourir sans haine.

 

À minuit, seul sur le rivage. Attendre encore, et je partirai. Le ciel lui-même est en panne, avec toutes ses étoiles, comme ces paquebots couverts de feux qui, à cette heure même, dans le monde entier, illuminent les eaux sombres des ports. L'espace et le silence pèsent d'un seul poids sur le coeur. Un brusque amour, une grande oeuvre, un acte décisif, une pensée qui transfigure, à certains moments donnent la même intolérable anxiété, doublée d'un attrait irrésistible. Délicieuse angoisse d'être, proximité exquise d'un danger dont nous ne connaissons pas le nom, vivre, alors, est-ce courir à sa perte ? À nouveau, sans répit, courons à notre perte. 

 

 

 

J'ai toujours eu l'impression de vivre en haute mer, menacé, au coeur d'un bonheur royal.


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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 20:56

 

Albert Camus , l'ete

 1er extrait:

 

 

Sur ces plages d’Oranie, tous les matins d’été ont l’air d’être les premiers du monde. Tous les crépuscules semblent être les derniers, agonies solennelles annoncées au coucher du soleil par une dernière lumière qui fonce toutes les teintes. La mer est outremer, la route couleur de sang caillé, la plage jaune. Tout disparaît avec le soleil vert ; une heure plus tard, les dunes ruissellent de lune. Ce sont alors des nuits sans mesure sous une pluie d’étoiles. Des orages les traversent parfois, et les éclairs coulent le long des dunes, pâlissent le ciel, mettent sur le sable et dans les yeux des lueurs orangées.

 

 


Trouvé avec bonheur sur le blog de prof en campagne  

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 21:03

 

 

Tu aurais eu 40 ans aujourd'hui.

 

Mais n'est-ce pas vraiment le cas: les 40 ans de ta présence sont bien réels, et c'est un si beau jour que ton arrivée dans ce monde, que celui de ton départ, en juin, n'en est que plus reluisant: tu as trouvé une belle façon de ne pas te faire oublier: offrant la part la plus frêle de toi pour servir la joie et l'amour, et partir quand tout a été accompli: le nécessaire, le juste nécessaire de l'amour. Venir sur cette terre, dire Je t'aime , et partir.

Ma soeur... lorsque tu m'as annoncé ta maladie je suis venue te voir en Italie, pour que surtout tu ne vives aucune détresse. Mais tu l'a bien vécue, en réalité. Au delà de ce que je peux imaginer.  Je ne savais rien de ce qui allait t'arriver , mais je n'ai pas eu peur. Juste peur que tu ne sois pas aussi sûre que moi que nous ne serions jamais séparées. Je garde toujours dans le coeur ce même sentiment. Tu nous a prouvé quelques souffles avant ton dernier souffle, que l'amour était bien au rendez-vous, que là-bas tu y étais déjà, le coeur irradié de lumière. Ton sourire en me voyant arriver près de ton lit d'hôpital je ne pourrai jamais l'oublier.  Ton sourire radieux n'est pas mort, ni ta petite voix, ni ta façon d'être au monde. 

 

Je t'aime

 

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