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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 19:18

 

 

Faire au moins une fois ce qu'on ne fait jamais. Suivre, ne serait-ce qu'un jour, une heure, un autre chemin que celui où le caractère nous a mis.


C.Bobin


















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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 21:39



Il n'y a que du naturel dans ce monde.
 Ou si vous voulez, et c'est pareil :
 il n'y a que des miracles dans ce monde.


C.Bobin


En écho au dernier post de Sourire

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 22:53




L'amour est le miracle d'être entendu jusque dans nos silences, et d'entendre en retour avec la même délicatesse :


la vie à l'état pur,  aussi fine que l'air qui soutient les ailes des libellules et se réjouit de leur danse.


C.Bobin
Ressusciter
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 17:33






Dans la peur qui vient du bord de l'eau, du bord d'une écriture , ou d'un amour, on est appelé à se lâcher, à quitter cette proximité où l'on se trouve avec soi-même, pour aller vers ce qu'on ignore, vers l'inconnu de soi. D'ailleurs, ce n'est pas nécessaire de vivre de grandes choses pour toucher à cette mort de soi. La contemplation - le fin regard sur les choses, la pure attention au monde - est  comme une mort minuscule, un éloignement de soi aussi entier que dans un amour fou.
La contemplation est amour ou n'est rien.


                                                            La merveille et l'obscur.


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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 07:30


..
Photo de Boubat


 
Être vivant, c'est être vu, entrer dans la lumière d'un regard aimant.

Christian Bobin


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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 22:35



                                                                 Christian Bobin





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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 20:57



                                    Photo de Boubat


Aimer quelqu'un, c'est le dépouiller de son âme ,  et c'est lui apprendre ainsi - dans ce rapt - combien son âme est grande, inépuisable et claire.Nous souffrons tous de cela : de ne pas être assez volés.Nous souffrons des forces qui sont en nous et que personne ne sait piller, pour nous les faire découvrir.

Christian Bobin
Lettres d'or
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 07:36







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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 00:11





"Vous faites souvent une promenade en compagnie de Franz Kafka, petit agent d'assurances, chapeau melon, parapluie gris, phrase ouverte. Vous le quittez au coin de la gare, il est pressé, son employeur l'attend ou son père , ou le diable. En s'éloignant il vous glisse une phrase, toujours la même, dans le creux de la main. Elle ne vient pas de ses livres mais de ses lettres, une de ses lettres envoyées à ses amoureuses, un de ces mots pour provoquer l'amour, pour le rendre impossible, pour le provoquer en le rendant impossible. Cette phrase est écrite dans le train. Vous la lisez pour la première fois à vingt ans. Vingt ans plus tard, le sablier du livre s'est vidé de son or, mais le grain de la phrase demeure toujours dans la partie supérieure, comme si le temps n'avait pas de prise sur sa simplicité. Vous la recopiez un jour dans un carnet, pour mieux la voir de près:

 "Tu aurais dû te défendre contre le succès" me disais-je pendant le retour en regardant les corneilles sur les champs enneigés.

Le mouvement de cette phrase est infini. C'est celui d'un va-et-vient entre le coeur gris et la neige blanche. La pureté de la neige renvoie celui qui la contemple à sa propre exigence, une exigence si haute qu'il ne peut s'y tenir et qu'il s'en assombrit. Ce défaut du coeur fait retour à la neige tachée de corneilles noires. Et ainsi de suite : la lumière circule dans cette phrase comme la sève dans un arbre , par cercles de plus en plus amples. L'esprit et le monde y échangent sans fin leurs signes : la pureté est en nous comme la neige. Les corneilles sont sur la neige comme un reproche. La phrase ne s'adresse pas à l'amoureuse , même si la lettre est pour elle. Elle s'adresse à celui qui la prononce silencieusement, solitaire assis sur la banquette du train."

Christian Bobin
Un livre inutile
Les corneilles


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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 07:39









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