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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 00:06


Le cinquième jour , Nasreddine et son fils arrivèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules . Les hommes éclatèrent de rire : " Regardez ces deux fous ; il faut les enfermer . Ceux sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos ."
 Et Nasreddine Hodja dit à son fils : " As-tu bien entendu? Quoique tu fasses dans ta vie , les gens trouveront toujours à redire et à critiquer . Il ne faut pas écouter ce que disent le gens."



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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 18:24

 



Le troisième jour , Nasreddine Hodja et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux , et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place . Les hommes se moquèrent d'eux : "Regardez ces deux imbéciles , ils ont un âne et ils n'en profitent même pas . Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter les hommes ." Nasreddine dit à son fils : " As-tu bien entendu ? Demain , tu viendras avec moi au marché!"
 Le quatrième jour , lorque Nasreddine et son fils quittèrent la maison , ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne . A l'entrée de la place , les hommes laissèrent éclater leur indignation : "Regardez ces deux -là , ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête ! " Nasreddine dit à son fils : " As-tu bien entendu ? Demain , tu viendras avec moi au marché!" (Suite à venir)

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 18:42
 


   Le fils de Nasreddine avait treize ans. Il ne se croyait pas beau . Il était même tellement complexé qu'il refusait de sortir de la maison. "Les gens vont se moquer de moi. ", disait-il sans arrêt. Son père lui répétait toujours qu'il ne faut pas écouter ce que disent les gens parce qu'ils critiquent souvent à tort et à travers , mais le fils ne voulait rien entendre.
  Nasreddine dit alors à son fils : " Demain , tu viendras avec moi au marché ."
 Fort tôt le matin , ils quittèrent la maison . Nasreddine Hodja s'installa sur le dos de l'âne et son fils marcha à côté de lui.
 A l'entrée de la place du marché , des hommes étaient assis à bavarder. A la vue de Nasreddine et de son fils , ils lachèrent la bride à leurs langues : " Regardez cet homme , il n'a aucune pitié ! Il est bien reposé sur le dos de son âne et il laisse son pauvre fils marcher à pied. Pourtant , il a bien profité de la vie , il pourrait laisser la place aux plus jeunes."Nasreddine dit à son fils : " As-tu bien entendu? Demain , tu viendras avec moi au marché !".
 Le deuxième jour , Nasreddine et son fils firent le contraire de ce qu'ils avaient fait la veille : le fils monta sur le dos de l'âne et Nasreddine marcha à côté de lui . A l'entrée de la place , les mêmes hommes étaient là . Ils s'écrièrent à la vue de Nasreddine et de son fils : "Regardez cet enfant , il n'a aucune éducation , aucune politesse . Il est tranquille sur le dos de l'âne , alors que son père , le pauvre vieux , est obligé de marcher à pied !" Nasreddine dit à son fils : " As-tu bien entendu ? Demain , tu viendras avec moi au marché !" (Suite à venir)

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 19:34



A l'époque où les ponts étaient encore rares sur le fleuve , Nasreddine travaillait comme passeur. Avec sa petite barque  il faisait traverser les gens d'une rive à l'autre contre quelques misérables piécettes.
Un jour, un grand savant, les bras chargés de livres,
 prit place dans la barque. Nasreddine lui souhaita la bienvenue et parla avec lui de choses et d'autres. Le savant se rendit compte que Nasreddine ne maîtrisait pas bien la grammaire, et que sa façon de parler n'était pas très recherchée .

Il lui demanda :
- Mon ami, n'es-tu jamais allé à l'école?
- Non, lui répondit timidement Nasreddine en continuant de ramer.
- Alors, mon ami, sache que tu as perdu la moitié de ta vie.
Nasreddine fut vexé mais garda le silence.
Lorsque la barque fut parvenue au milieu du fleuv, un courant rapide le renversa , et les deux hommes se retrouvèrent à l'eau, assez loin l'un de l'autre. Nareddine vit le savant qui se débattait pour ne pas se noyer. Il lui cria :
- Est-ce-que tu as appris à nager, maître ?
- Non, répondit le savant en continuant à se débattre .
- Alors, mon ami , tu as perdu ta vie tout entière!

Sagesses et malices de Nasreddine , le fou qui était sage.
Jihad Dariche . David B.
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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 17:15




Alors qu'il marchait dans la rue , Nasreddine trouva un miroir abandonné par terre . Il le ramassa , le contempla et constata que l'image qui s'y reflétait était vraiment laide .
"Je comprends qu'on t'ait jeté" , dit-il en balançant loin de lui le miroir malchanceux.


Sagesses et malices de Nasreddine , le fou qui était sage.
Jihad Darwiche , P. O. Leclerc

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