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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 19:40





                                                                               Photo de Boubat

Sans doute ne t'avons-nous pas trouvé ton vrai nom, celui qui te va si bien. Mais sans doute aussi ne voulais-tu pas trop vite y ressembler, voulant rester encore un peu parmi nous.  Tu es venue te poser sur notre coeur, le temps de nous apprendre à aimer. Puis, tu t'es envolée, recevant du ciel ta juste récompense, l'éternité de tes dons .

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 19:26






L'unicité de Dieu ne se prouve pas autrement que par l'unicité de chacun, chacun unique et irremplaçable, et cela n'est vu que lorsque la mort bouleverse nos coeurs et inverse notre vision : ce "toi", auquel je m'adresse, cet "autre" n'est "autre" que par rapport à un moi qui n'existe plus, qui s'efface devant l'autre, unique.

Cécile, aucune musique aussi divine soit-elle ne saurait remplacer ta musique, ta simple chanson, celle que tu fredonnais dès que ta voix semblait la précéder, celle que ton coeur précédait en ouvrant l'espace de ton amour. Une musique unique au monde.



                                                       
                                               
                                                    
                                                   


                                                                                       Nivahent Oriental

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 18:42



Cécile,

Tu nous as quittée ce quinze juin,
épuisée de te battre.
Nous n'avons rien pu faire
d'autre que d'être là avec toi.

Le désastre de ta maladie,
le scandale de ta jeune vie qui s'arrête,
sont incompréhensibles
pour nous.

Que pouvons-nous garder de toi maintenant ,
si ce n'est cet amour que tu
nous donnais,
et celui que avons pour toi ?

Sommes-nous les mêmes à présent ?
Je ne crois pas.
Lorsque nous avons jeté tes cendres dans la Loue,
nous n'avons plus compris où tu étais.
Et il semblait bien que tu étais partout :
dans la Loue
le ciel
les nuages
les feuilles des arbres
et le chant des oiseaux.

Avec toi dans l'infini où tu te trouves.


Je t'aime, petite soeur.

Sylvie


Photo de la Loue , prise par mon père . Merci Papa.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 21:38

















Cher amis ,
je dois m'absenter pour rejoindre ma famille .
Je vous souhaite de belles journées, radieuses.
Sylvie


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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 20:59




         Rien ne pourra empêcher le papillon de naître
           Si ce n'est une poignée de désirs impatients
                    Seul survivra le sentiment d'être




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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 20:32




A la lecture de D.W.Winnicott, j'ai appris , et surtout compris beaucoup de choses .
Ma formation d'enseignante spécialisée dans les troubles du comportement et les déficiences intellectuelles m'a obligée à me questionner sur la relation pédagogique, bien-sûr, mais aussi sur la relatio , d'une manière générale.
Winnicott est un médecin pédiatre et pychanalyste britanique .
Il découvre la notion "d'espace transitionnel", une sorte de"troisième espace paradoxal ni intérieur ni extérieur situé dans l'espace potentiel entre le bébé et sa mère. Dans cet espace se développe une aire de jeu et de créativité où l'enfant se voit offrir, si la mère est suffisamment bonne, la possibilité de faire des expériences fondamentales pour sa maturation et son intégration."
(wikipédia) .
Winnicott part de la relation mère -enfant . Tout d'abord, "le visage de la mère est le premier miroir de l'enfant ". Ainsi, "la mère "suffisamment bonne " répond-t-elle à presque toutes les attentes du bébé. La notion de "holding" (maintien , support...), définit un aspect important de cette relation primitive... Le "holding " se réfère d'abord au geste maternel de tenir un enfant dans ses bras. Mais la notion dépasse très largement cette référence au geste. C'est aussi l'adaptation jour après jour aux changements dus à la croissance et au développement... La notion de "holding est donc évolutive"
.( M. Dupuy, Les Cahiers Beaumont ).
L'adaptation de la mère se fera moins étroite. Toujours préoccupée par son enfant au début de leur relation, la mère montre peu à peu qu'elle a d'autres préoccupations que lui : c'est l'expérience du manque. Si le climat de confiance est suffisant, cette expérience se transformera en expérience culturelle.
L'existence d'une transition, d'un espace intermédiaire entre le rapport fusionnel, subjectif , et le rapport distancié, objectif  aide l'enfant à supporter la séparation. Cette "aire transitionnelle", qui gardera toute la vie sa valeur fonctionnelle, est la matrice du processus de symbolisation. Notre vie culturelle toute entière se situe dans l'aire intermédiaire de l'expérience.
" Il existe un développement direct qui va des phénomènes transitionnels au jeu, du jeu au jeu partagé, et, de là, aux expériences culturelles" 
(Winnicott : "jeu et Réalité).

Dans ma classe j'ai mis en place des situations de jeu . Un rituel nous permet, mes élèves et moi, de nous retrouver régulièrement autour d'un jeu, et de vivre ...ce qu'il y a à vivre. Il faut dire qu'ils sont très angoissés, marqués par l'échec scolaire et leurs difficultés familiales ou sociales. Il était urgent de trouver un terrain de pacification et d'observation. Très vite, s'est installé un climat de détente et de confiance, avec un sentiment d'appartenance à un groupe. Des remarques amicales ont permis de "reconnaître l'autre" dans son humanité. De  l'humour, et une dédramatisation certaine ! Pourtant, il s'agit bien de gagner ou de perdre. Lorsque se sont manifestées des réactions violentes, dues à la peur ou au refus de perdre, un accueil était déjà en place. L'espace de jeu aménagé en classe sert de " contenant ", ou de "holding", nécessaire pour supporter l'angoisse du jeune, ses symptômes, son agressivité...
Les élèves jouent pour finir d'apprendre la vie : la séparation d'avec la mère  le manque, ne sont pas élaborés. La médiation culturelle permet à l'enseignant de continuer  cette élaboration tout en restant pédagogue. Les angoisses primitives sont élaborées. Il s'agit d'un"travail", d'une transformation d'un état à un autre.Et ceci peut devenir un "apprentissage", scolaire bien entendu ( selon le type de jeu choisi), avec un enrichissement des compétences et de connaissances.
Winnicott fait la distinction entre "play" (le jeu) et "playing" ( 'action de jouer) . Pour lui , " jouer , c'est faire", "jouer, c'est une expérience".

Il y a l'émergence d'un "regard ...sur les autres, d'abord, puis sur soi... une certaine "réflexivité", une prise de conscience de ses mécanismes, du décalage entre l'angoisse manifestée, et la situation de jeu, par exemple. Cette expérience de jeu est ensuite comparée à une expérience de travail en classe...reviennent les mêmes angoisses...vues différement...
J'ai fait un mémoire sur ce sujet ...j'ai bien exploré la question !

Mais cela m'a énormément apporté au niveau de ma propre compréhension de la possibilité naturelle offerte à tous de "guérir" .
Cela m'a permis de voir :
Le rôle du passage par la créativité, par la relation au groupe, de l'effet "contenant" et "accueillant" de celui-ci.
L'existence d'un "espace intermédiaire ", "entre intériorité et extériorité"  .
La prise de conscience qui naît d'abord à l'échelle du groupe, puis qui est intériorisée.
Les angoisses primitives qui sont mises à  "distance" par la symbolisation,  par le passage par la culture.
L'espace entre la mère et l'enfant, devenant un espace de plus en plus grand, ouvert à une communauté, à l'humanité.

Pour Winnicott, le jeu permet d'accepter les contraintes de la réalité, tout en se jouant d'elles ...Cette prise de distance semble être un processus incontournable.

C'est certainement l'équivalent, l'ébauche,  de l'attitude du témoin neutre, de l'observateur. Il s'agit d'un "désengagement", d'un "désinvestissement"; par l'intermédiaire d'une relation non fusionnelle, aimante; ou d'une expérience artistique, créative, culturelle.
Cela ressemble à un travail thérapeuthique. Pourtant, ce qui  est décrit est un "processus naturel" , ou plutôt "humain" . Voir "sacré". Comme si l'intention de Dieu était à l'oeuvre , qui est de guérir les coeurs pour laisser la place à l'amour ; comme si se manifestait "l'intelligence de la Vie" ...
Guérir en vivant toutes nos angoisses, nos peurs, dans les bras de Dieu.
Tout cela , je ne l'ai pas écrit dans mon mémoire !

Je n'ai pas dit non plus à quel point je me sentais proche de mes élèves, ressentant comme eux ces angoisses, et ce manque. Simplement, je ne suis pas avec eux pour l'exprimer, bien au contraire.  Auprès d'eux  j'ai le désir de voir, de transformer, et d'offrir ce que j'ai reçu moi-même.
Je ne suis qu'au début d'une longue suite de découvertes, qui me permettent de faire des ponts entre ce que je ressens intérieurement en vivant le chemin spirituel, et ce que je vis au quotidien, au plus près de l'humain.

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 20:08


Je me sens nourrie, aimée par la vie.
Elle semble me dire au creux de l'oreille :
Vis !
Sois heureuse !
Ne vois-tu pas que c'est tout ce que je te demande ?

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 00:04


A son parfum je reconnais le bonheur
Devant sa blancheur immaculée je frémis
Et je l'offre aux amis pour qu'ils y croient !

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 00:12










Devant la vie
je me sens impuissante
comme devant ma petite soeur
qui se bat
pour rester en vie.

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 10:51

                                               Le poète du silence

Il y a longtemps je suis allée voir le mime Marcel Marceau . J'étais encore enfant . J'ai essayé après bien des fois d'imiter sa façon de suggérer avec ses mains à plat , à la verticale , la présence d'un mur ou d'une vitre ( devant un public médusé!) ...C'est comme si Marcel  Marceau faisait partie de la famille ; un oncle qui savait montrer la magie du silence , et il y a ça en moi maintenant. Quelque chose au-delà des mots...














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