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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 07:23



"Comment donc caractériser ce point d'échappement qui est aussi et plus encore un point d'intégration?(...)
"C'est un quelquechose qui est plus élevé au-dessus de ceci et de cela que le ciel au-dessus de la terre."
Le langage de l'homme ayant ses contraintes et pesanteurs propres, Eckhart doit cependant faire choix d'une image pour signifier précisément le dépassement de toute image; il la prend dans un registre familier à son auditoire, en ce qu'elle ressortit à l'organisation du tissu social en vigueur: c'est l'image "noble" du petit château fort, cette demeure élevée au-dessus du paysage environnant, forteresse intérieuree, lieu de concentration et de rayonnement, référence dernière lorsque surviennent traverses et malheurs. Image noble , mais "qui se rit de la noblesse"et est "au-dessus de cela"; simple tremplin dont on ne peut rendre compte, dans sa rigueur logique, que le vocable de l'Un, qui échappe à toute appréhension sensorielle ou spirituelle -
"de sorte que d'aucune manière l'on ne peut y jeter le regard".



 Maître Eckhart.
Le château de l'âme.
Texte traduit et présenté par Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière.
(Les carnets)

un livre dont je me nourris partiulièrement en ce moment.Merci Didier de l'avoir découvert , acheté, et prêté!


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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 07:29

             



           LES SIX DEGRES DE L’HOMME INTERIEUR


- Le premier degré de l’homme intérieur, de l’homme nouveau, comme dit saint Augustin, c’est que l’homme vit à l’imitation d’hommes bons et saints, mais qu’il marche encore en se tenant aux chaises et aux murs et se nourrit encore de lait.

 - Le second degré, c’est qu’au lieu d’avoir les yeux fixés uniquement sur ses modèles ou encore sur des hommes bons, il court et se hâte maintenant vers les enseignements et les conseils de Dieu et de la Sagesse divine, qu’il tourne le dos aux hommes et la face vers Dieu, quitte le giron de sa mère et sourit à son Père céleste.
 - Au troisième degré, l’homme se soustrait de plus en plus à l’influence de sa mère et s’éloigne de plus en plus du sein maternel, échappe à la sollicitude et rejette toute crainte. Quand bien même il aurait la possibilité de faire le mal ou de porter tort à quelqu’un, sans en recevoir pour autant aucun dommage, il n’en aurait pourtant aucune envie ; par l’Amour il est, en effet, lié et confié à Dieu dans un zèle constant, jusqu’à ce que Dieu l’ait placé et établi dans la joie et la douceur, là où il répugne tout ce qui est dissemblable et étranger, tout ce qui ne convient pas à Dieu.
- Au quatrième degré, l’homme croît de plus en plus et s’enracine dans l’amour de Dieu, au point d’être toujours prêt à assurer, de bon gré et de bon cœur, avidement et avec joie, toutes sortes de tribulations et d’épreuves, d’ennuis et de peines.
 - Au cinquième degré, l’homme vit partout et spontanément dans la paix, calme et tranquille dans la richesse et la jouissance de la plus haute et indicible Sagesse.
- Au sixième degré, l’homme est dépouillé de lui-même et revêtu de l’éternité de Dieu, parvenu à la perfection complète ; il a oublié la vie temporelle avec tout ce qu’elle a de périssable ; il a été entraîné et transformé en une image divine ; il est devenu un enfant de Dieu. Il n’y a pas d’autre degré, de degré supérieur ; là est le repos éternel, la béatitude. Car le but dernier de l’homme intérieur, de l’homme nouveau est la vie éternelle.

MAITRE ECKHART, Traité de l’homme noble, Aubier / Montaigne, Paris, 1942
Trouvé sur Buddhachannel

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:54








Frère Antoine



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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 16:25

OUI





Tout le rituel du confessionnal,
 et les remèdes de la pharmacie,
sont contenus dans "AUM",
au fond du coeur.


Frère Antoine
"Le Cosmomoine"


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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 10:21


"A défaut de pouvoir sur notre inspiration et notre intelligence, nous avons aussi, ne l'oubliez pas, la ressource d'intensifier notre intention et notre foi. Plus je vais, plus je pense que de ce côté-là notre puissance est prodigieuse. Moins vous vous sentirez forte et assurée de vous-même, plus il faut que vous fortifiez en vous la vue de l'Etre omniprésent à qui vous avez voué votre effort.Le plus humble effort, accompli avec cette conscience aimante d'agir (physiquement) in Christo, a ( c'est la foi fondamentale du chrétien) un retentissement, sur les vraies fibres du Monde, qu'aucun ébranlement purement "humain" ne pourrait produire. Tout ceci revient à vous dire : comprenez les déficiences ressenties par un redoublement de vie intérieure, "de vie mystique"."


 Pierre Teillhard de Chardin
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 10:36
Lettre à Léontine Zanta (12 décembre 1923)
par Pierre Teillard de Chardin




"Je comprends votre anxiété de ne pas être à la hauteur de la tâche. C'est une des grandes peines humaines. Il faut la regarder en face, cette peine, dans la vérité et dans la lumière de Dieu, puisque nous vivons à ce soleil. Ne vous perdez pas en vaines perquisitions intérieures sur ce que vous pouvez bien valoir . Mais dites
-vous,catégoriquement, que, pour la réussite de l'oeuvre immense de la Création, Dieu n'a besoin que d'une chose: c'est que vous fassiez de votre mieux. Dès lors que vous donnez ce dont vous êtes capable, vous êtes, au maximum, unie à l'action créatrice: vous ne sauriez être un serviteur plus utile.Comprenez bien ceci, c'est capital: une seule chose importe dans l'existence(pour que notre vie soit pleine), tenir exactement sa place, voulue de Dieu, qui est marquée, à chaque instant, par l'équilibre s'établissant entre notre effort (pour réussir et nous développer) et la résistance des choses (qui nous limitent). A cette place-là, nous sommes, dans l'univers, un atome fidèle et souverainement utile, véritablement annexé au Corps et au Coeur du Christ. "(Suite à venir)



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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 20:41

 


Luc 8 , V.9


Ses disciples lui demandèrent le sens de cette parabole . Il répondit (...) : la semence , c'est la parole de Dieu.La graine tombée le  long du chemin , figure les auditeurs chez qui survient ensuite le diable , qui leur ôte du coeur la parole , pour les empêcher d'être sauvés par la foi. La rocaille figure les auditeurs qui écoutent volontiers la parole , mais , faute de racines , ils ne croient que pour peu de temps : survienne l'épreuve , ils abandonnent . La graine tombée parmi le ronces figure la parole parmi les auditeurs , qui , chemin faisant , se laissent étouffer par les soucis , les richesses et les plaisirs du monde , et n'arrivent point à maturité. La bonne terre figure ceux qui écoutent la parole en d'excellentes dispositions , s'en pénètrent et portent du fruit par la  persévérance .

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 10:42




Luc 8 , V.4

Comme une grande foule se rassemblait et que les gens des villes ne cessaient d'affluer autour de lui , Jésus leur dit  cette parabole : " Le semeur sortit pour jeter sa semence . Tandis qu'il semait , une partie de la graine tomba le long du chemin ; elle fut piétinée et les oiseaux la mangèrent . Une autre tomba sur la rocaille : elle leva , mais sécha , faute d'humidité . une autre tomba parmi les ronces : les ronces poussèrent avec elle et l'étouffèrent . Une autre enfin tomba dans la bonne terre : elle leva et donna du fruit , cent pour un."
Ce disant , il ajoutait en élevant la voix : "  A bon entendeur d'entendre !"






Cette parabole fut citée par Eric Edelmann lorsque j'étais en séjour à Mangalam cet été , au cours d'une  réunion "informelle". Eric nous a questionnés sur ce qu'elle évoquait en nous . J'ai beaucoup parlé de discipline , mais il m'a dit que je faisais fausse route ; il parla alors de "contexte " , de l'importance de ce "contexte" dans lequel nous pratiquions. De l'intention , aussi . J'ai été interpellée . Je le suis encore .

Cet aprés-midi , nous étions dans les bois avec ma classe , à observer les petits arbres qui avaient germé puis qui commençaient à s'épanouir. La parabole ne m'est pas revenue tout de suite en mémoire . Il y avait toutes sortes de feuillus , une grande variété ; comme c'était un bois entretenu un peu comme un parc , il y avait peu de ronces . C'est parmi elles que les petits arbres proliféraient . Nous cherchions un bébé  pin , sous les pins... il n'y en avait aucun .Le climat ici est tel que des "palmiers " très exotiques se ressèment un peu partout...mais pas les pins. 

Ce soir je repensais à la parabole .Elle touche un endroit sensible en moi . J'écrirai la suite de ces versets, qui "explique " la parabole. Mais je préfère vous laisser ( et moi avec) sur cette évocation des graines qui germent ou non , avant de laisser l'esprit se saisir d'un "sens" à donner à cela . Un peu comme le fit Eric en évoquant en quelques mots cette histoire : il nous mit face à nous même , sans réponse définitive.





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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 12:20




"Si le papillon s'est brûlé à la lumière, la lumière a connu les ailes du papillon et les a aimées."

Evangile de la Colombe.

Merci Martine

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 15:12







Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller !

Luc 12, 32

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