"Nos états émotionnels nécessitent notre attention car ils peuvent nous apporter beaucoup d'energie. (...)
Il est important de s'occuper de ce qui est petit, de faible intensité. Ne commencez pas avec les plaintes vi-à-vis de votre famille, mais plutôt avec vos plaintes sur le temps qu'il fait :"Oh, quelle chaleur!", ou bien :"quelle pluie désagréable...". Lorsque vous dites: "il fait trop chaud" , vous vous sentez bien , car nous nous sentons dans la plainte . Quand les conditions extérieures nous sont désagréables , nous nous plaignons car ceci nous fait du bien ! Mais dans le travail , n'exprimez pas votre plainte : qu'elle serve de rappel de vous-même . Ne jamais se plaindre du temps , et le travail commence . Quand on fait cela , on peut faire beaucoup. C'est le miracle du travail. Vous n'avez pas à prendre vos émotions une par une . Vous arrêtez de vous plaindre pour une chose , et vous constatez que vous vous plaignez de beaucoup d'autres choses, et vous découvrez alors que vous passez votre temps à vous plaindre ! Tout ce qui est nécessaire est de porter votre attention sur une petite chose, et par là même voir que vous vous plaignez toujours . Ne pas manifester ses émotions négatives vous rappelle à vous-même. (...) L'impulsion est là, mais elle n'est pas exprimée. L'energie reste flottante et, par l'attention, elle se transmute. Elle va nourrir votre être, car la mécanicité du processus est stoppée."
José Reyes
Reponsable des mouvements Gurdjieff à Saint Domingue
Article dans "3ème Millénaire"