
La jeunesse portait les traits de mon visage :
mon âme a repoussé les avances du temps.
Le soleil est entré tout à coup dans mon âme :
rien ne vaut la beauté d'une âme qui se rend.
Le malheur visité sans arrêt par la joie
quand la joie refusait de relâcher mon coeur,
et ma vie à jamais brisée par le bonheur.
Je mourrai du bonheur terrible d'exister.
Je ne souffrirais pas si j'étais moins heureuse,
la force de ma joie atteste ma souffrance,
le ciel m'aimerait moins si je ne souffrais pas.
Lydie Dattas
Le livre des anges