
Dans la peur qui vient du bord de l'eau, du bord d'une écriture , ou d'un amour, on est appelé à se lâcher, à quitter cette proximité où l'on se trouve avec soi-même, pour aller vers ce qu'on ignore, vers l'inconnu de soi. D'ailleurs, ce n'est pas nécessaire de vivre de grandes choses pour toucher à cette mort de soi. La contemplation - le fin regard sur les choses, la pure attention au monde - est comme une mort minuscule, un éloignement de soi aussi entier que dans un amour fou.
La contemplation est amour ou n'est rien.
La merveille et l'obscur.