Tu aurais eu 40 ans aujourd'hui.
Mais n'est-ce pas vraiment le cas: les 40 ans de ta présence sont bien réels, et c'est un si beau jour que ton arrivée dans ce monde, que celui de ton départ, en juin, n'en est que plus reluisant: tu as trouvé une belle façon de ne pas te faire oublier: offrant la part la plus frêle de toi pour servir la joie et l'amour, et partir quand tout a été accompli: le nécessaire, le juste nécessaire de l'amour. Venir sur cette terre, dire Je t'aime , et partir.
Ma soeur... lorsque tu m'as annoncé ta maladie je suis venue te voir en Italie, pour que surtout tu ne vives aucune détresse. Mais tu l'a bien vécue, en réalité. Au delà de ce que je peux imaginer. Je ne savais rien de ce qui allait t'arriver , mais je n'ai pas eu peur. Juste peur que tu ne sois pas aussi sûre que moi que nous ne serions jamais séparées. Je garde toujours dans le coeur ce même sentiment. Tu nous a prouvé quelques souffles avant ton dernier souffle, que l'amour était bien au rendez-vous, que là-bas tu y étais déjà, le coeur irradié de lumière. Ton sourire en me voyant arriver près de ton lit d'hôpital je ne pourrai jamais l'oublier. Ton sourire radieux n'est pas mort, ni ta petite voix, ni ta façon d'être au monde.
Je t'aime