La reception de la révélation du Coran
Al-Hârith Ibn Hichâm (Dieu en soit satisfait) demanda au Messager de Dieu : « Messager de Dieu ! Comment reçois-tu la révélation ? — Je la reçois, dit le Messager de Dieu, quelquefois comme le tintement d'une cloche, et c'est le plus pénible pour moi ; quand elle prend fin j'ai déjà tout saisi. Quelquefois l'Ange m'apparaît sous la forme d'un homme qui me parle, et je saisis ce qu'il dit. »
`Â'icha (Dieu en soit satisfait) dit : « J'ai vu le Messager de Dieu recevoir la révélation le jour de grand froid, et quand elle prenait fin, la sueur inondait son front ! »
(hadîth 2 d'al-Bukhârî)
Comme nous l'indiquent les hâdîth suivants, la révélation commença sous forme de songes prémonitoires, qui s'avéraient exacts. Solitaire, il se recueillait pendant plusieurs jours consécutifs dans la grotte de Hirâ' et un jour lui apparut l'archange Gabriel (cf. les trois premiers versets révélés dans « L'Accrochement », Al`Alaq, xcvi:1–3). Il prit peur et rentra chez lui auprès de Khadîja, sa première femme, lui demandant de le couvrir d'une cape (cf. les versets révélés juste après dans « Il s'est couvert d'une cape », Al-Muddaththir, lxxiv:1–5, où Muhammad (S.A.V) reçoit l'ordre de transmettre la parole divine). Au début, lorsque le Coran lui était révélé, il remuait les lèvres en s'empressant de tout retenir ; or c'est à Dieu qu'il revient de le lui inculquer en entier de le lui faire réciter, si bien qu'après lxxv:16–19, il le laissait se rassembler dans son cœur d'où il le lisait. C'est l'archange Gabriel qui énonçait et qui lui donnait l'interprétation :
Muhammad (S.A.V) prêtait alors l'oreille puis, une fois parti, récitait le Coran présent dans son cœur.
Sur le Site Web de Julien Elie