La distinction entre un « état » / hâl
et une «station » / maqâm
La « station » (maqâm) désigne le fait de « se tenir » dans la voie de Dieu, en accomplissant les obligations relatives à cette « station » et en la conservant jusqu’à ce que l’on comprenne sa perfection autant qu’il est possible à un homme. On n’est pas autorisé à quitter cette « station » sans se conformer aux obligations qui en découlent. Ainsi, la première « station » est le repentir (tawba), puis vient la conversion (inâba), puis le renoncement (zuhd), puis la confiance en Dieu (tawakkul), et ainsi de suite : il n’est pas permis de prétendre à la conversion sans repentir, ou au renoncement sans conversion, ou à la confiance en Dieu sans renoncement.
L’«état» (hâl), par ailleurs, descend de Dieu dans le cœur d’un homme, sans qu’il soit capable de le repousser quand il lui advient, ou de l’attirer quand il s’en va, par son propre effort. Tandis que le terme «station» indique la voie du chercheur et ses progrès dans le domaine de l’effort, et son rang devant Dieu en proportion de ses mérites, le terme « état » désigne la faveur et la grâce que Dieu octroie au cœur de Son serviteur, et qui ne dépend d’aucune ascèse. La «station» appartient à la catégorie des actes, l’«état» à la catégorie des dons. Ainsi, l’homme qui a une «station» l’obtient par sa propre ascèse, tandis que l’homme qui a un « état » est mort à lui-même et il vit dans cet «état» que Dieu crée en lui."
Sur le site de la confrérie Alawiyya