Photo de Pierre P.
Verrons-nous, au moment de l’union,
le navire de ce Noé ?
Car il n’y aura plus d’existences, après notre déluge ;
Notre corps sera plongé dans son propre océan soulevé de tempêtes
Quand apparaîtra le navire de ce Noé caché.
La mer et la séparation tendent à l’union, et l’on parvient à la rive ;
Puis, dans le monde entier, fleurissent les roses et les tulipes.
Toute l’eau des larmes qui coulent à présent de nos yeux
Fera surgir pour nous cent roseraies riantes ;
L’orient et l’occident ne seront qu’un parterre de fleurs.
Jalâl-ud-Dîn Rûmî,
Dîwân-e Shams-e Tabrîzî, Ode 148
Changement, et paix...
Très bonne année à tous !