Il ne me reste ni raison, ni religion,
Il ne me reste ni volonté, ni patience,
Viens s'il te plaît, viens enfin,
Ne me demande ni l'état de mon coeur,
Ne me demande ni la raison de la tristesse sur mon visage,
Ne me demande ni le feu intérieur qui m'habite,
Viens voir de tes propres yeux, viens enfin,
Comme un pain bien cuit, bien dorée, ne me demande pas l'état de mon visage
Encore comme un pain rassit, rassit, comme un pain émietté, émiétté
Désespéré je suis sur les chemins en petit morceaux
Viens me ramasser, viens enfin ...
Djâlal Od Dîn Rûmî
Traduction : Erkan G