"Un moine demanda un jour à maître Fêng Hsüeb (896-973): "La parole altère la transcendance ( de la Réalité), et le silence altère la manifestation. Comment combiner parole et silence sans altérer la Réalité?" Le maître répondit: " Je me souviendrai toujours du paysage printanier que je vis un jour dans le Chiang Nan. Les perdrix gloussaient parmi les fleurs parfumées, alors dans leur éclat!" Le moine dit : si nous usons de mots pour décrire le niveau primaire de la Réalité, l'unicité inarticulée originelle s'articule inévitablement en entités limitées. Si, par contre, nous demeurons silencieux, tout s'engloutit dans le Néant éternel et l'aspect phénoménal de la Réalité disparaît. D'où la question: comment combiner parole et silence de façon à présenter la Réalité absolue sous ses deux aspects?" (suite à venir)