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Chant spirituel kabyle


 

En Kabylie, le chant villageois est l’affaire des femmes. Et le village s’anime au gré des nombreuses occasions musicales : naissance, mariage, deuil, jeux d’enfants, amour, guerre...

Chants profonds et nostalgiques exécutés sur un rythme libre, poésie religieuse ou profane improvisée majoritairement par des femmes dans diverses circonstances, "acewwiq", un des genres les plus représentatifs de la culture musicale traditionnelle Kabyle, disparaît peu à peu.

Popularisés sous le nom d"Acewwiq" ou "Achouiq", ces chants regroupent un vaste répertoire musical et poétique, encore mal défini. Cela va des chants accompagnant le travail domestique jusqu'à une forme de poésie amoureuse exclusivement féminine, en passant par des pièces d'inspiration religieuse exécutées par les mystiques des confréries soufies.

Chanté sous forme de mélopée solitaire pour exprimer la tristesse de la perte d'un être cher ou pour extérioriser ses tourments, en groupe lors des fêtes familiales et de funérailles ou pour accompagner des travaux dans les champs, l' "Acewwiq" est encore pratiqué dans certaines régions de Kabylie par les femmes les plus âgées.

De son acception religieuse, attestée par des "poèmes mystiques de la confrérie Rahmania en Kabylie", le mot "Acewwiq" devient, à partir des années 1940, synonyme d'une forme de "poésie profane.

La femme demeure, comme on le voit, la gardienne et le vecteur de la culture orale, poétique et musicale.

 

 

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